RDC : ce que les congolais attendent de la seule année restante du mandat de Tshisekedi (Analyse)
Qu’est-ce que le peuple congolais peut concrètement attendre de la seule année restante du mandat du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ? C’est une des questions que RADIOMOTO.NET a posé à un analyste en politique de sécurité sur le bilan du président de la République dont le mandat tend à finir.
Au cours d’une interview d’évaluation et de prospection, Maitre Joseph Kule T’hata a énuméré certains désidératas exprimés par le peuple RD Congolais, dans ce sens.
Pour lui, la Nation veut voir le premier citoyen du pays mette fin au système politique ancien pour un changement et fermer les robinets de l’hémorragie de l’économie du pays. Notamment en éradiquant la fraude et le détournement des deniers publics, dans lesquels trempent, des fois, les proches du Président.
« La population attendait à ce qu’il mette fin à tout cela, parce que le pays même sans toucher aux minerais, il suffirait de fermer toutes les issues par lesquelles passent tout l’argent du pays ; pour que notre économie soit la plus haute, la plus grande que toutes les économies en Afrique (…) », a-t-il analysé.
La restauration de la paix étant un autre besoin primordial, il faudrait qu’elle soit précédée par le rétablissement de la justice juste, estime l’analyste.
C’est dans ce cadre que Maitre Joseph Kule T’hata trouve anormal que le Président reste avec des mains liées à la MONUSCO, accusée de complice dans l’insécurité dans l’Est de la RDC, au lieu d’amorcer des enquêtes pour établir la lumière sur cette imputation.
Quand on accuse une mission des Nations-Unies, la moindre de choses c’est de mener des enquêtes. S’ils sont blanchis tant mieux. Mais quand Tshisekedi garde silence comme ça, ça ne va pas », a-t-il opiné.
D’autres nécessités qu’urgent le Peuple congolais, en cette fin du quinquennat présidentielle sont, notamment, l’organisation des élections, la fin de la guerre de l’Est, qui a comme cause première le Régime rwandais, et la mise en retraite non seulement des agents la fonction publique, mais aussi des officiers de l’armée pour laisser place aux jeunes forts, avec des potentialités de changer positivement le pays.
Patrick Kalungwana