Ituri : la CRDH dénonce la prolifération des structures sanitaires à Babila-Babombi
Le point A en rouge, le territoire de Mambasa, dans la Province-Orientale (RDC)
La Convention pour le respect des droits humains (CRDH), antenne de la chefferie des Babila-Babombi dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, dénonce la multiplication incontrôlée des structures sanitaires non agréées dans la région.
Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, plusieurs de ces formations sanitaires seraient dirigés par des individus se faisant passer pour des professionnels de la santé alors que certains ne le sont pas du tout, exposant ainsi la population à de graves risques sanitaires liés à la prise en charge médicale inadéquate.
Se confiant à la presse le samedi 12 juillet 2025, Grâce Kakine, secrétaire de la CRDH/Babila-Babombi, affirme que certains responsables de ces structures sanitaires illégales se font passer pour des médecins alors qu’ils ne disposent d’aucune formation médicale reconnue.
La situation est d’autant plus préoccupante que ces pratiques frauduleuses visent principalement les agriculteurs, qui constituent la majorité de la population dans cette partie du territoire de Mambasa.
Face à cette menace, Grâce Kakine appelle à une action urgente de la part des autorités politico-administratives et sanitaires. Il espère que cette alerte sera entendue pour éviter une crise sanitaire de grande ampleur dans la chefferie des Babila-Babombi.
“Pendant cette période de récolte de demi-saison de cacao, dans notre juridiction, la chefferie de Babila-Babombi, il y a plusieurs personnes actuellement qui se nomment et se faufilent comme des docteurs pour extorquer l’argent d’une paisible population. Raison pour laquelle nous alertons les services de sécurité et aussi les services de la santé de s’impliquer pour traquer tous ces soi-disant docteurs qui sont dans notre juridiction. Il y a la multiplicité des structures sanitaires et chaque personne, tout le monde s’appelle docteur. À moins qu’il y ait un vrai docteur qui n’est pas docteur dans notre juridiction. La vie humaine est sacrée. Raison pour laquelle nous voulons voir l’implication des autorités. Nous appelons aussi la population à chaque fois se rendre là où il y a des docteurs spécialisés pour qu’ils puissent bien les soigner”, a-t-il exhorté.
Dans le souci de vouloir connaitre si les autorités sanitaires locales reconnaissent la situation, nos efforts n’ont pas payé. Nous continuerons à les contacter pour leur version de fait.
Aristote Sabuni