Butembo : le VIH/Sida et les IST parmi les facteurs majeurs de décès en 2024 (Docteur Pablo Lwanzo) 

Le VIH/Sida et d’autres Infections sexuellement transmissibles (IST) ont été parmi les facteurs majeurs de décès en 2024 dans les zones de santé de Butembo et Katwa, deux entités sanitaires qui couvrent la ville de Butembo. Cette révélation a été faite par le docteur Pablo Lwanzo, médecin chef de zone de santé de Butembo, le jeudi 25 septembre 2025. 

Dans une interview avec la presse à la mairie, il a rappelé que les rapports donnés lors de la rencontre de gouverneurs ont démontré que le Nord-Kivu est la province qui a documenté plus de cas de VIH/Sida et d’autres IST.

« Le Nord-Kivu a été réputé avec des indicateurs qui ont attiré l’attention des gouverneurs autour du Président. C’est par rapport au VIH pédiatrique, des adolescents, et par rapport à la malnutrition. Ce qui est vrai, c’est que lorsqu’on a examiné les profils épidémiologiques des zones de santé de Katwa et de Butembo, parmi les cinq principaux motifs de consultation et les cinq premières causes de décès en 2024, les Infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida figuraient parmi eux », a-t-il déclaré.

Le médecin chef de zone de Butembo conseille l’abstinence pour les célibataires, la fidélité pour les mariés. Ce, pour limiter la chaine de propagation du VIH/SIDA et les IST.

« Ce que nous avons toujours conseillé aux gens, c’est la prévention. Si vous n’êtes pas mariés, il faut vous abstenir. Les jeunes et les adultes, nous devons tous nous protéger contre ces maladies qui ravagent notre communauté », a-t-il conscientisé. 

Dans un article de journaldesnations.net, consulté par RADIOMOTO.NET, le docteur Nicaise Mathe, coordonnateur du Programme national de lutte contre le VIH/SIDA (PNLS) au sein de la Division provinciale de la Santé (DPS), antenne de Butembo, a alerté sur l’augmentation alarmante des cas de VIH/SIDA, dans  les villes de Butembo et de Beni. 

Ce responsable sanitaire a expliqué que cette recrudescence est étroitement liée aux déplacements massifs des populations vers ces deux grands centres urbains, conséquence directe de l’insécurité qui secoue la province du Nord-Kivu. 

Les nouvelles infections concernent en grand nombre les femmes enceintes, les professionnelles du sexe et les jeunes, va-t-il préciser avant de rappeler que 90 % des contaminations se font par voie sexuelle. Face à cette réalité, le responsable du PNLS appelait ainsi la population à la vigilance et à la prévention. 

Selon les données des Nations unies, la RDC compte actuellement environ 520 000 personnes vivant avec le VIH, dont 300 000 femmes et 50 000 enfants.

Joëlle Mwenge

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