Butembo : « Le lavage des mains est un geste simple, mais qui sauve des vies » (Paluku Vahamwiti)
Le 15 octobre de chaque année marque la journée mondiale du lavage des mains, un évènement crucial destiné à sensibiliser les populations sur l’importance du lavage des mains au savon. Ce geste simple et peu couteux est reconnu mondialement comme l’une des interventions de santé publique les plus efficaces pour prévenir les maladies.
À l’occasion de cette journée, à Butembo, le service de l’énergie et ressources hydrauliques a organisé une conférence dans une des salles des rencontres du centre Eden River. Paluku Vahamwiti Dieudonné, Technicien de développement rural (TDR) en zone de santé de Butembo a dressé un tableau préoccupant de la situation sanitaire locale. Il a particulièrement donné les statistiques des maladies hydriques dans la Zone de santé de Butembo pour une période allant de janvier à octobre 2025.
Au nom du médecin chef de zone, il fait savoir qu’il a été enregistré 5 cas d’Anthrax ou charbon bactérien, 11 cas de Mpox ou variole de singe, 3.856 cas de rhume, 11 cas de diarrhée sanglante, 6.604 cas de grippe, et 4.050 cas de fièvre typhoïde.
L’orateur a indiqué que la source de contamination, c’est en majorité le toucher avant d’ajouter la respiration et la voie digestive. Selon cet acteur de la santé, les personnes les plus vulnérables sont les enfants et les personnes âgées. Il conseille le lavage régulier des mains pour diminuer la cour de contamination.
“Ça, ce sont les maladies que si vous entrez en contact avec quelqu’un qui a par exemple l’anthrax, vous l’avez touché, vous êtes à côté de lui, vous avez respiré ou vous avez amené la main vers la bouche que vous avez digéré certains germes, alors, vous serez attaqué par la maladie. Le comportement que nous vulgarisons, c’est un geste simple de pouvoir se laver les mains. C’est très simple, mais ça sauve des vies”, a-t-il conscientisé.
Dans une interview avec la presse à l’issue de l’activité, le chef du service urbain de l’énergie s’est désolé que la population s’approvisionne encore auprès des sources non protégées et que l’eau distribuée par certains réseaux n’est pas encore conforme aux normes de potabilité. Une occasion pour Alexandre Kitsa Mwisa d’appeler les responsables des forages et les chefs des ménages au traitement domestique de l’eau.
Il convient de noter par ailleurs que la journée a été cette année 2025 célébrée sous le thème : « Devenir un héros du lavage des mains ».
Esther Vwiravwahali