Lubero : Caritas Développement dénombre au moins 77.323 ménages de déplacés de guerre à Kayna, Alimbongo voire Kirumba

François Paluku Kaputu, Chargé de programme à la Caritas Développement Butembo-Beni. Ph. Ngunza Mapasa

La situation humanitaire est trop inquiétante au sud du territoire de Lubero (Nord-Kivu). Au moins 77.323 ménages de déplacés de guerre ayant fui leurs villages, vivent actuellement dans les périphéries de Kanyabayonga, à Kayna, Alimbongo et  Kirumba et dans d’autres villages environnants. La Caritas Développement Butembo-Beni compte mener des plaidoyers pour obtenir une aide en faveur de ces compatriotes.

Cette organisation humanitaire peint un tableau sombre de cette situation. Pour elle, c’est depuis mars 2024 que les mouvements de déplacés de guerre ont été observés dans la région.

Plusieurs vivent dans les familles d’accueil qui ne sont pas capables de supporter. D’autres occupent 19 écoles dans les milieux précités. Ils débarrassent les salles de classe la journée pour laisser place au cours, relate François Paluku Kaputu, Chargé de programme à la Caritas Développement Butembo-Beni.

Cet humanitaire indique que, pour le moment, l’urgence pour ces déplacés, est la nourriture et les soins médicaux.

“La grande nécessité pour le moment, c’est qu’il faut d’abord l’accès aux vivres. Ça, c’est vraiment une grande nécessité. Mais, à côté de ça, il y a l’accès aux soins médicaux. L’hôpital general de Kayna est vraiment en difficulté parce qu’il est vraiment en rupture de stock des médicaments”, a-t-il fait savoir.

Caritas Développement annonce des initiatives allant dans le cadre de plaidoyers en faveur d’une aide humanitaire. Ainsi, demande-t-elle, aux autres bonnes volontés de s’associer à elle pour secourir ces victimes de l’insécurité dans la région.

“La Caritas, à son niveau, avec son partenaire PAM a pris soin de pouvoir assister de déplacés le mois antérieur et le mois passé. C’est déjà une initiative de la Caritas Butembo-Beni, même si elle n’a pas su assister tous les déplacés de guerre. Voilà que les autres arrivent récemment. C’est une difficulté pour répondre à leurs besoins puisqu’on est très limité par rapport à leurs besoins”, a-t-il ajouté.

C’est depuis le mercredi 29 mai 2024 que les habitants de la commune rurale de Kanyabayonga, entité située au sud du territoire de Lubero sur la route Butembo-Goma, ont commencé à quitter leurs domiciles par peur d’une éventuelle attaque du M23.

Ngunza Mapasa

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