Butembo : installation d’un poste militaire à Virendi (Bourgmestre de Mususa)

Le Commissaire supérieur Lyombo Walobanga Augustin, bourgmestre de Mususa. Ph. Glodi Mirembe/RMBB

Le bourgmestre de Mususa annonce l’érection d’un poste des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Virendi, dans le quartier Ngingi en ville commerciale de Butembo. L’autorité communale s’est exprimée après l’assassinat de la secrétaire adjointe du “Kyaghanda ASBL Obughuma bw’aba Yira”, la soirée du samedi 26 avril 2025. 

Au cours d’un entretien avec la presse le mardi 29 avril, le Commissaire supérieur Lyombo Walobanga Augustin, bourgmestre de Mususa, a tout d’abord démontré que la sécurité est l’affaire de tous. Une façon pour lui d’appeler les chefs des quartiers, des cellules et de dix maisons à remonter les alertes en cas d’un mouvement suspect. Cela, en parfaite collaboration avec les habitants de leurs contrées. 

Pour lutter contre l’insécurité, précisément dans le quartier, dernier théâtre d’un assassinat, le bourgmestre de Mususa a rapporté l’installation d’un post des FARDC à Virendi.  

Quand j’ai appris ça, je me suis mis à voir les autorités militaires du côté de Rughenda. Au moment où je vous parle, nous avons placé un poste là-bas pour veiller à tout ce qui se passe de l’autre côté là-bas. C’est un peu loin de la commune ici. Il y a un poste déjà qui est placé là-bas pour faire face aux inciviques qui se donnent le luxe de donner la mort aux paisibles citoyens. Aux chefs des cellules, aux chefs des quartiers de pouvoir être vigilants. Nous n’avons pas les moyens de mettre des policiers dans chaque maison. Nous avons développé ici chez nous un système d’alerte communautaire. Aux chefs des quartiers, de véhiculer ces alertes-là, ça va diminuer un peu ces genres de criminalité. Il est impossible d’avoir une criminalité zéro, mais ce n’est pas impossible de diminuer cette criminalité. La dénonciation aussi, c’est un fait important qui nous permet de connaître les gens qui ont de mauvaises intentions pour nuire à la population. Il faut dénoncer ces gens-là”, a-t-il exhorté. 

Peu avant que soit tué Kavira Kyalima Anuarite, secrétaire adjointe de “Kyaghanda ASBLObughuma bw’aba Yira”, dans ce coin de la ville, la commune de Mususa venait d’enregistrer deux autres cas de meurtre. L’une de deux victimes était tuée par arme à feu entre février et mars 2025.

Glodi Mirembe

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