Goma : Entreprendre pour survivre, le quotidien de David Murisho
À Goma, la fabrication de galettes, crêpes, Rolex, beignets et autres pâtisseries contribue à l’épanouissement économique et social de nombreux jeunes. Malgré la situation socio-économique et sécuritaire déplorable, ces certains se sentent encadrés et parviennent à subvenir à leurs besoins quotidiens. C’est le cas de David Murisho, rencontré sur son lieu de travail ce lundi 30 juin 2025.
Avec ses installations de cuisson disposées devant sa petite entreprise de cœur, située non loin de l’université de Goma, le jeune David Murisho fait preuve de dévouement et de passion pour ce métier qui lui permet de construire une vie épanouissante grâce, reconnaît-il, à une clientèle fidèle. Il souhaite voir d’autres jeunes se lancer dans l’entrepreneuriat plutôt que de sombrer dans l’errance ou l’inactivité dans les rues de la ville.
« Le travail évolue bien car nous avons retrouvé notre clientèle. Par jour, je peux fabriquer plus de 100 chappattis, je peux facilement écouler 120, ça dépend. Je suis en train de répondre presque à tous mes besoins grâce à mon travail. Pour tous les jeunes, retenez ; l’honneur et le respect de l’homme, c’est le travail », conseille-t-il.
L’un de ses clients, venu acheter un rolex, témoigne de la qualité et la finesse des produits proposés par l’entreprise. Gentil Lobela invite ses amis à venir encourager ce jeune qui consacre son temps à la production des mets délicieux.
« Je suis venu spécialement pour le rolex. Le monsieur fait très bien son travail. Pendant la pause, nous achète toujours. C’est d’ailleurs ce que je suis venu faire. D’autres peuvent aussi venir acheter comme moi, ils ne seront pas déçus », mobilise cet étudiant.
Dans cette ville de Goma, à la fois touristique et densément peuplée, l’encadrement des jeunes reste un défi de taille qui requiert l’attention des autorités locales, nationales ainsi que des partenaires internationaux.
Ghislain Siwako