Butembo : début ce jeudi des activités de soutenance des TFC et Mémoires à l’UAC
Les soutenances des Mémoires et Travaux de fin de cycle (TFC) ont débuté ce jeudi 14 août 2025 à l’Université de l’assomption au Congo (UAC) de Butembo. Plusieurs étudiants ont présenté les résultats de leurs recherches devant des jurys, marquant ainsi la défense en première session. Les activités y afférentes se sont déroulées au site Mirador à Vulamba.
RADIOMOTO.NET a attiré son attention sur Mbambu Malonga Volonté qui finit sa 3ᵉ année de licence dans le système Licence Master doctorat (LMD) en faculté des sciences de développement. Elle a mené ses recherches sur : « la problématique de l’intégration des déplacés de guerre dans la vie socio-professionnelle et son incidence sur le rôle des hommes et des femmes dans leurs ménages à Butembo ».
L’impétrante a démontré que la ville de Butembo a accueilli un grand nombre de déplacés de guerre suite à l’insécurité qui sévit dans les milieux l’environnant. Après étude, elle dit avoir constaté une faible insertion des déplacés de guerre dans la vie socioprofessionnelle, surtout pour les hommes. Ce, malgré les actions des organisations humanitaires et des autorités.
« Je constate que les déplacés, en général, rencontrent des difficultés d’insertion dans la vie socio-professionnelle. Particulièrement, les hommes semblent plus touchés que les femmes. Pourtant, on pense souvent que seules les femmes sont en situation de vulnérabilité, et on les privilégie dans plusieurs actions, en estimant qu’elles sont plus exposées et qu’elles disposent de moins de moyens que les hommes », a-t-elle démontré.
La chercheure tire comme conséquence de cette situation, le fait que ce sont les femmes déplacées qui, grâce à leurs activités entrepreneuriales, jouent le rôle que devraient jouer leurs maris, celui de subvenir aux besoins de leurs familles.
Pour une insertion intégrale et inclusive des déplacés de guerre dans la vie socio-professionnelle à Butembo, Mbambu Malonga Volonté propose certaines recommandations aux organisations humanitaires dont les formations professionnelles adaptées au genre.
“On constate que ce sont les femmes qui sont en train de prendre en charge les ménages, plus que les hommes dans la vie de déplacés de guerre. La solution principale est d’organiser une formation professionnelle adaptée pour chaque genre. Parce que parfois les hommes ne s’intègrent pas facilement, car les travaux disponibles, les petites activités là, ce sont souvent les femmes qui ont l’habitude de pratiquer ces genres d’activités. Et les hommes, il faut d’abord penser aussi à former les hommes dans les professions adaptées à leur genre”, a-t-elle recommandé.
Les activités de soutenance des Travaux de fin de cycles et Mémoires vont se poursuivre, ce vendredi 15 aout 2025, à l’UAC, toujours au site Mirador.
Joëlle Mwengevalwahi