Nord-Kivu : la société civile élève les voix des épouses des militaires qui réclament leur solde

Cela fait déjà une année depuis que des opérations de grande envergure ont été lancées à Beni le 30 octobre 2019. Sur le plan social des militaires, la société civile du Nord-Kivu a relevé  plusieurs réclamations. Il s’agit entre autres de plusieurs désolations des épouses des militaires selon lesquelles leurs maris ne sont pas en train de recevoir leur solde.

D’emblée, la société civile fait remarquer que les veuves des militaires tombés sur le champ d’honneur se plaignent de ne rien percevoir. Pendant ce temps, sur le plan social des militaires, la société civile a relevé  plusieurs réclamations des épouses des militaires selon lesquelles leurs maris ne sont pas en train de recevoir leur solde. Occasion pour Edgar Mateso de déplorer la fuite d’un officier militaire avec la solde de ses compagnons d’arme.

« Tout cela exige à ce qu’il y ait une enquête sérieuse. Une enquête parlementaire, mais aussi une enquête indépendante. La première enquête doit être menée sur les actions même des parlementaires. Les fonds qui étaient alloués à l’Etat-major de Beni, Oicha, on ne sait pas comment il a servi la population. Enquêter aussi sur les fonds alloués aux opérations même. Qu’on soit à mesure d’allouer le coût défini au niveau du budget, le coût décaissé et le coût arrivé réellement sur terrain et le coût sont les militaires ont bénéficié », plaide-t-il.

Rappelons que le major Willy Sukami qui était le chef du S1 du 2103e régiment est accusé d’avoir fui mardi 27 septembre 2020 avec une enveloppe d’au moins 172 millions 287 mille 127 francs congolais. Une somme d’argent qui était destinée à la paie de la solde des militaires engagés dans les opérations de traque contre l’ADF sur l’axe Mbau-Kamango. Cette nouvelle survient pendant que des rumeurs faisant état du détournement de la solde des militaires engagés dans les opérations contre les ADF font belle route à Beni.

Des opérations orientées dans un seul sens

Dans un autre chapitre, le vice-président de la société civile, coordination provinciale du Nord-Kivu, fait constater que les opérations militaires avaient été orientées dans un seul axe, l’axe Beni-Mayangose. Il note que les axes Mbau-Kamango, Beni-Oicha-Eringeti et Ruwenzori n’ont pas été pris en compte dans ces opérations pendant que l’ennemi  ne cesse de s’en prendre aux civils dans ces contrées.

Edgar Katembo Mateso s’étonne du contraste qu’il y a entre le lancement de ces opérations et le nombre de morts dépassant celui des personnes tuées pendant les phases précédentes de la traque contre les présumés ADF.

Aline Kataliko

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