Butembo : des vendeuses des habits devant les magasins chassées du Boulevard la veille de Noël
Des femmes vendeuses des habits devant des magasins bordant la rue Président Joseph Kabila, précisément au centre de la ville ont encore été chassées du boulevard ce 24 décembre 2020. Cette veille de Noël, elles se sont confiées à Radio Moto Butembo-Beni pour exprimer leur indignation. Communément appelées « Soldeuses », elles appellent l’autorité urbaine de Butembo à ne pas les chasser de ce cadre qu’elles se créent occasionnellement pour faire le commerce afin de trouver de quoi vivre.
Ces femmes vendeuses des pacotilles ont exprimé cette nécessité à Radio Moto Butembo-Beni, l’avant-midi de ce jeudi 24 décembre 2020. C’était après qu’une mission mixte éléments de l’ordre et forces de sécurité est allée les déguerpir des bords de l’artère principale de Butembo pour des raisons de libre circulation. Les victimes de l’exécution de cette mission se désolent que cela arrivent en cette période de fête où elles attendaient trop gagner. Elles plaident pour une mesure de clémence en cette période de fête.
« Nous leur demandons seulement cette semaine », lance cette femme.
Nous leur avons posé la question de savoir pourquoi elles préfèrent de travailler pendant de petits moments le long du boulevard que d’aller occuper pendant longtemps des places dans les marchés périphériques et y travailler en toute sécurité. Elles répondent que le goût de trouver beaucoup de clients les motivent, presque chaque jour, à aller prester en ville et non ailleurs. Ailleurs, où, selon elles, la clientèle est faible.
Le maire persiste et signe
En dépit de leur demande d’une mesure de clémence auprès du maire, ces femmes reconnaissent que l’hôtel de ville leur a déjà interdit de travailler le long des routes pour ne pas obstruer la circulation des personnes et de leurs biens.
Contacté ce jeudi 24 décembre 2020 par Radio Moto Butembo-Beni, le maire de Butembo indique qu’il est difficile d’autoriser que ces femmes occupent temporairement les abords des artères du centre-ville. « Ces vendeuses peuvent aller vendre les soldes ailleurs que dans ces artères. Et nous pourrons les rejoindre partout où elles iront s’installer avec leurs marchandises. Encore que nous ne pouvons pas accepter qu’en ce temps de fêtes, cette population se laisse exposer aux accidents », argumente maître Sylvain Mbusa Kanyamanda.
Patrick Kalungwana