Nord-Kivu : Radio Moto Butembo-Beni condamne l’agression du journaliste Patient Akilimali par des policiers à Musimba

La Radio Moto-Butembo-Beni condamne l’agression et l’arrestation du journaliste Patient Akilimali par certains policiers de Musimba à 21 heures 45 de samedi 02 octobre 2021.

Après la présentation de l’édition de 21 heures à 21 heures 25 de ce jour, Patient Muhindo Akilimali a pris la direction de chez lui à Musimba. Arrivé au centre de cette localité du territoire de Lubero, le journaliste est tombé dans les mailles des policiers en pleine patrouille.  Ils l’ont arrêté l’accusant de violation des heures de circulation pendant l’état de siège. La Radio Moto Butembo -Beni condamne ce qui est arrivé à son agent. Par le biais de son Directeur adjoint Philippe Makomera, elle regrette que ce soit le service de l’ordre qui viole la liberté de la presse.

« Le journaliste était en possession de sa carte de service, et malgré tous ses efforts de montrer ses documents, ils n’ont pas été tendres envers lui, ils l’ont fait asseoir par terre et ont pris ses biens, notamment son argent, ses deux téléphones et d’autres biens. Nous condamnons avec force ce que la police a fait », a laissé entendre Philippe Makomera.

La Radio Moto-Butembo-Beni appelle les autorités à se saisir de ce dossier. « Il est inadmissible que ceux qui sont censés protéger les journalistes soient les premiers à tremper dans les cas d’atteinte contre la liberté de la presse. Nous sommes là pour dénoncer et demander aux autorités tant policières que militaires d’identifier tous ces éléments, ces policiers parce qu’ils doivent répondre de leurs actes, ils doivent remettre tous les biens du journaliste, notamment le téléphone… Parce que cela ne doit pas se négocier », a-t-il lancé.

Juste à son arrestation, le journaliste a été dépouillé de ses biens : une moto Haojue, un téléphone à système androide, un autre à système ginoide, un peu d’argent et ses cartes d’identité dont la carte de presse délivrée par la Radio. C’est par la suite que ce journaliste a été conduit au cachot. Lui avec d’autres personnes accusées de violer les mêmes heures de l’état de siège. Le matin de dimanche vers 5 heures 45, les policiers ont remis à chacun ses biens. Le paiement des amendes a bouclé l’aventure. Sauf que le journaliste Patient Akilimali n’a plus eu son téléphone androide. « Nous n’avons pas vu votre téléphone là », ont juré ces policiers.

Gerkas Mathe

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