Beni : les cas de cambriolage se multiplient à Bulongo après le déplacement de la population fuyant l’insécurité

La société civile forces vives de Bulongo dans le territoire de Beni alerte sur la multiplicité de cas de cambriolage dans cette municipalité. Esimo Tembo Lewis, son président, l’a déploré jeudi 28 octobre dernier. Notre source appelle les outils de sécurité à y renforcer des patrouilles.

La commune de Bulongo s’est vidée de ses habitants depuis le début de la semaine du 25 octobre 2021. Les maisons cambriolées sont le plus souvent des foyers abandonnées par leurs propriétaires depuis la dernière attaque rebelle contre cette commune. Certains jeunes qui y résistent se livrent au vol des biens de la population.

“Il y a des gens mal intentionnés qui sont en train d’ouvrir les maisons d’autrui, et voler les biens d’autrui. Ce que nous déplorons beaucoup parce que ce n’est pas humain quand quelqu’un a fui,  et que derrière lui, il vient rencontrer que ces biens sont volés c’est vraiment inacceptable”, déplore Esimo Tembo Lewis.

Vue la recrudescence de ces cas de vol, cet acteur des forces vives appelle la police à intensifier des  patrouilles en pleine commune afin de dénicher les auteurs de cette barbarie. Il appelle ainsi les jeunes au bon sens.

“Nous appelons la police à multiplier des patrouilles afin de démanteler ces groupes de voleurs, parce que c’est devenu maintenant une récurrence. Aux jeunes gens, je suis toujours en train de réitérer que ce problème ce n’est pas la fin du monde. Ça va finir. Le vol n’est pas un boulot qu’ils s’occupent d’autres  petites  activités pour ne pas causer du pire à nos compatriotes qui ont fui”, a-t-il lancé.

Les hommes armés assimilés aux combattants ADF ont intensifié des attaques contre des civils à Bulongo et une partie du secteur Ruwenzori cette dernière moitié du mois d’octobre. Les forces vives locales disent avoir documenté une trentaine de morts au côté des animaux de la basse-cour et autres biens de la population pillés hormis l’incendie des véhicules et des maisons.

Richard Makulumbe

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