Nord-Kivu : plus de 900 personnes massacrées en territoire de Beni l’année 2021 (REDHO)

Plus de 900 personnes ont été massacrés, l’année 2021, en territoire de Beni par les combattants supposés appartenir à l’Allied Democratic Forces (ADF).

Ces chiffres sont rapportés par le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO), dans un rapport annuel de Monitoring parvenu à RADIOMOTO.NET jeudi 24 février 2022. Ce document indique que 2021 a été caractérisé par des crimes graves contre l’humanité et crimes de guerre.

Ce rapport décrit les massacres, des assassinats ; incendies des maisons, écoles, structures sanitaires, véhicules et kidnapping perpétrés par les rebelles. Dans le même document, maitre Muhindo Wasivinywa, son coordonnateur, déplore l’insécurité dans le territoire de Beni et Lubero caractérisée par les groupes armés. Le REDHO cite notamment les ADF/Nalu, les Mai-Mai ( Mazembe, UPLC, Congo Ebebi, Ndlr ) et les FDLR.

Cette situation a prévalu dans le territoire de Beni malgré l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri depuis la deuxième quinzaine de l’année 2021. Beni est alors devenu le théâtre de l’activisme rebelle pendant que les autorités civiles ont été tout de suite remplacées par celles militaires et policières, supposées assoir l’autorité de l’état dans les zones sous menace des groupes rebelles.

Par rapport aux massacres de Beni, le REDHO recommande ainsi une enquête sérieuse menée par la Cour Pénale Internationale (CPI) sur terrain. Il appelle aussi la coalition FARDC-UPDF à plus d’efficacité dans les Zones sous Etat de Siege.

La Rédaction

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