Rutshuru : la flambée de paludisme accentue le recours à l’automédication en zone de sante de Kibirizi
Le paludisme sévit dans le village Rwahurukene, dans la zone de sante de Kibirizi, en chefferie de Bwito dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Des flambées de paludisme sont enregistrées dans plusieurs villages de cette zone de santé. Faute de moyens conséquents, certaines familles recourent à l’automédication.
Le centre de santé de Kabati est bondé de malades de paludisme. « Deux ou trois malades occupent un lit au sein de cette structure de santé », alerte Kambale Lupasula, acteur de la société civile à Mutanda qui s’est confié à RADIOMOTO.NET mardi 14 juin 2022.
D’autres malades n’arrivent pas à se faire soigner dans ce seul centre de santé de la place, d’une part, faute d’argent et d’autre, par le doute sur la possibilité de bénéficier d’un service médical dans une structure de santé déjà surpeuplée. « Ils recourent alors à l’automédication », ajoute-t-il.
Kambale Lupasula affirme que ces malades de paludisme s’enregistrent aussi bien parmi les enfants que parmi les adultes. Par exemple, près de cinquante écoliers étaient absents au cours samedi dernier dans trois écoles primaires à Rwahurukene « parce qu’ils sont malades de paludisme ».
Le départ de l’ONG Maider complique la situation
Cette flambée de cas de paludisme à Mutanda survient après de le désengagement de l’ONG Maider qui assurait la prise en charge gratuite des soins de santé aux malades dans cette zone. La situation est presque pareille dans le village Kirima, toujours en chefferie de Bwito. Un acteur de la société civile locale alerte sur la carence en produits pharmaceutiques au centre de santé de ce village.
Le médecin chef de zone de Kibirizi, Docteur Soki Ndivito Noëlla, confirme des flambées de cas du paludisme, dans presque toute la zone de santé de Kibirizi et pas seulement à Mutanda ou à Kirima. Elle ajoute que Maider est parti de la zone de Kibirizi car son contrat était arrivé à terme et que les raisons qui avaient justifié son intervention avaient disparu.
Docteur Soki Ndivito Noëlla conseille aux habitants de sa zone de santé de se rendre dans les structures de santé les plus proches d’eux chaque fois qu’ils ont mal. Autrement, ils risquent d’arriver en retard avec des complications, prévient-elle.
Faustin Tawite