Nord-Kivu : célébration spéciale de la Journée de l’Enfant Africain à Butembo

Le Monde célèbre la Journée de l’Enfant Africain  (JEA) chaque 16 juin. Pour l’année 2022, le Bureau de Genre, Famille et Enfant de Butembo au Nord-Kivu a organisé ce jeudi 16 juin, une conférence commémorative de cette journée en la grande salle polyvalente de la Mairie de Butembo.

Toutes les activités y relatives ont débuté autour de 10 heures. Pour cette année, le thème retenu au niveau international est « Elimination des pratiques néfastes  affectant les enfants : Progrès sur les politiques et pratiques depuis 2013 ». Madame Odile Dibi Mabanza, Cheffe de Bureau urbain du Service Genre, Famille et Enfant a, dans son allocution, indiqué que l’objectif général de la Journée de l’Enfant Africain 2022, est de faire le point sur les progrès accomplis et identifier les défis à relever en ce qui concerne l’élimination des pratiques néfastes affectant les enfants en Afrique parmi lesquelles tortures, punitions négatives à l’école tout comme à la maison.

« Ce sera pour chaque école d’aller voir ses documents dans le cours d’Education à la vie. On peut voir le contenu de ce texte et le marier à la politique que nous avons chez nous », a-t-elle indiqué.

Pour sa part, Augustin Kalindwe, chef urbain du service de la jeunesse et initiation à la citoyenneté a, au nom du Maire empêché, exhorté les parents à jouer leur rôle de préparer leurs enfants à la gestion de la cité de demain.

« Apprenez aux enfants à jouer un rôle d’un bon citoyen », a-t-il lancé avant de poursuivre en s’adressant aux enfants : « C’est pourquoi je vous demande, chers enfants, de vous préparer à une vie future responsable qui va vous permettre de participer à la bonne gestion de la chose publique… Je vous exhorte de suivre les études avec courage ».

Pour manifester leur joie, les écoliers venus de six écoles de la ville de Butembo ont déclamé des poèmes, présenté des récitations, exécuté des chants et représenté des théâtres en la grande salle de la Mairie.

La commémoration de la JEA vise aussi à rappeler les manifestations survenues en 1976 à Soweto, lorsque les lycéens sud-africains ont déclenché les actions de protestation contre un système éducatif inspiré par l’Apartheid. Ces manifestants sans armes avaient été tués sur la voie publique par des policiers.

Evariste Kasereka

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