Rutshuru : aucun militaire congolais n’a été tué dans une embuscade rebelle à Kiwanja (Armée)

Les Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, ne reconnaissent pas d’avoir perdu deux de leurs soldats dans une embuscade rebelle à Kiwanja, en territoire de Rutshuru le mercredi. Elles évoquent plutôt un « règlement de compte » entre des porteurs « illégaux » d’armes, très actifs dans cette région.

Le porte-parole du secteur opérationnel Sokola II au Grand Nord-Kivu, le colonel Guillaume NjikeKaiko, précise ce jeudi 23 juin 2022, que l’une de ces deux victimes abattues, est identifiée comme un conducteur de mototaxi. Il insiste qu’il ne s’agit pas de soldats congolais tués.

« Il y a eu effectivement des hommes en armes non autrement identifiés qui ont tiré dans la soirée d’hier, sur deux personnes qui roulaient sur une moto. Les deux personnes ont succombé, toutes suite à leurs blessures. Jusque-là, rien ne prouve qu’il s’agît des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo. Il y a un travail qui se fait pour identification de ces gens. D’abord, des tueurs mais aussi, des tués. Il y a d’abord un qui a été identifié comme motard et l’autre qui l’accompagnait. Au regard des informations à notre possession, nous osons croire qu’il s’agit d’un règlement de compte des porteurs illégaux d’armes à feu. Mais, nous poursuivons l’identité des victimes », a-t-il éclairci.

Mercredi soir, deux hommes vêtus en tenue similaire à celle de l’armée congolaise, selon des sources locales, ont été tués par un groupe armé lorsqu’ils roulaient à moto dans la cité de Kiwanja. Certains médias ont rapporté qu’il s’agissait des soldats congolais. Ce que les Forces armées de la République démocratique du Congolais réfutent.

Le Rutshuru est l’un de ces territoires instables au Nord-Kivu. Fin-mai dernier, cette région a connu une reprise des hostilités mises à la charge du Rwanda par le biais du M23. Ce mouvement rebelle contrôle jusque-là, la cité frontalière de Bunagana. Lundi, les rebelles de ce groupe « terroriste » ont d’ailleurs annoncé sa réouverture avec l’Ouganda. La société civile du Nord-Kivu accuse les éléments de cette rébellion d’être auteurs de la mort d’une vingtaine de civils.

Avec 7SUR7.CD

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