Butembo : l’aumônerie de la prison de Kakwangura appelle aux visites régulières des détenus

L’aumônerie de la prison de Kakwangura de Butembo appelle les familiers des détenus à les visiter régulièrement. Matata Mutuka, membre de cette aumônerie a d’ailleurs révélé à RADIOMOTO.NET le lundi 05 septembre, que certains prisonniers auraient été tués par les ADF dans le Graben vers Isale au lendemain de leur évasion de cette maison carcérale en date du 10 août dernier.

Il renseigne que les prisonniers qui ont échappé des mains des ADF sont traumatisés de la mort de leurs codétenus. Il ajoute que certains d’entre les prisonniers se souviennent de certains noms de leurs qui ont été tués dans le Graben.

Dans ce sens, Matata Mutuka exhorte les familiers dont leurs proches étaient en prison le jour de l’attaque de venir vérifier s’ils sont encore à vie.

« L’important pour celui qui a un familier détenu est de le visiter régulièrement. Pour dire clair, d’autres ont été exécutés par les ADF lorsqu’ils sont arrivés au niveau du Graben. Ce sont ceux qui se sont échappés qui nous ont livré cette information. C’est pourquoi, il est important d’aller voir en prison si son familier y est encore. Lorsqu’on effectue une visite, on console tout le monde là-bas », a-t-il sensibilisé.

Tout en regrettant le nombre élevé de détenus en la prison, ce membre de l’aumônerie retient que la plupart sont des jeunes. Ils sont parfois arrêtés par les services de sécurité sous prétexte qu’ils sont des miliciens Maï-Maï.

« Ces derniers temps, les gens sont arrêtés sous prétexte qu’ils sont des Maï-Maï. On ne comprend plus. On est maintenant arrêté parce qu’on a pas de carte. Directement, on est taxé de Maï-Maï. Ce qui est regrettable, on les laisse pendant une longue durée en prison. Aujourd’hui, il y a beaucoup de jeunes qui son incarcérés parce qu’on les taxe d’être des Maï-Maï. C’est pourquoi, je demande aux autorités de nous aider. Parce que tout le monde n’est pas Maï-Maï […] », a-t-il exhorté.

Depuis les dernières déclarations du porte-parole des opérations Sokola I au Grand Nord-Kivu, les jeunes sont devenus la cible des services de sécurité. La plupart de ceux qui se font arrêter sont taxés d’être de miliciens Maï-Maï.

Kakule Kilumbiro

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