Lubero : des Maï-Maï UPLC font la loi à Kivugha et Mabambi  

Les miliciens UPLC imposent un calvaire sans précédent à la population des localités de Kivugha et Mabambi du groupement Muhola en chefferie des Baswagha, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu). C’est le résumé de la dénonciation que fait un notable de la contrée ce vendredi 09 septembre 2022.

Se confiant à RADIOMOTO.NET, ce citoyen qui préfère rester anonyme condamne les arrestations arbitraires que commettent ces miliciens. Ces derniers ont arrêté des personnes qui venaient de leurs champs le jeudi soir à Mabambi. Ils ont aussi arrêté d’autres chrétiens qui voulaient se diriger à la messe matinale de ce vendredi.

« Ces habitants sont incarcérés dans un cachot de fortune érigé dans leur camp de Mabambi-Ngoma. Trois catéchistes de la paroisse Joséphine de Bakitha figurent parmi les personnes arrêtées par ces miliciens », dénonce la source.

Ce dernier démontre qu’il existe déjà une hostilité entre ces miliciens UPLC et les habitants. Ceux-ci sont accusés de plusieurs actes de pillage après des accrochages qui les opposent aux autres miliciens, ceux du groupe Mazembe, installés au Mont Muhola.

« Ces gens provoquent des situations de panique en crépitant des balles ou en lançant des attaques contre les Mazembe pour que les habitants prennent fuite. Et quand la population fuit, ces miliciens UPLC en profitent pour piller. Comme la population a commencé à déjouer leurs stratégies, ils arrêtent les paisibles habitants qu’ils rencontrent dans le village au motif qu’ils sont ennemis. Notre vie a changé. Pendant que nous étions calmes ici, la présence de ces groupes armés nous impose la peur », raconte la même source.

L’appel pressant des habitants de Mabambi-Kivugha est de voir les autorités se pencher sur cette situation pour que le moment de leur calvaire soit abrégé au plus vite.

Rappelons que le 18 août dernier, le Gouverneur militaire s’est limité à dénoncer l’existence dangereuse des extensions du groupe UPLC, supposé être en cantonnement à Kalunguta en attendant les dispositions relatives à leur désarmement.

La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *