Nord-Kivu : au moins 98 morts dans plus de 30 attaques ADF entre septembre et novembre 2022 (ONU)
Une photo prise dans l'Est de la République démocratique du Congo montrant un civil abattu par des ADF. © Bantou Kapanza Son (7SUR7.CD)
Les ADF ont commis au moins 31 attaques, lors desquelles au moins 98 civils, dont 10 femmes, ont été tués dans la région du Grand Nord de la province du Nord-Kivu. C’est ce que rapporte le dernier rapport d’António Guterres sur la situation en RDC.
Ces chiffres couvrent la période du 17 septembre au 17 novembre 2022. Le secrétaire général des Nations-unies note que « bien que les opérations offensives conjointes congolaises et ougandaises aient été étendues, les violences commises par les ADF ont touché une zone géographique plus large et celles dirigées contre des civils se sont généralisées à un moment où les forces de sécurité étaient nettement insuffisantes, à la suite de leur redéploiement dans le territoire de Rutshuru ».
Pour rappel, le 3 octobre, un engin explosif improvisé a explosé à Butembo : 12 civils, dont 8 enfants (tous des garçons) ont été blessés. Le groupe « Province d’Afrique centrale de l’État islamique » a revendiqué l’explosion. Les violences ciblent également les notables locaux.
Le 1er octobre, par exemple, l’ancien chef du groupement Isale-Vuhovi a été tué par des assaillants non identifiés à Busalya, dans la chefferie de Bashu. La situation a continué de se détériorer à Butembo et Lubero, l’activisme des Maï-Maï s’y étant multiplié. Les affrontements entre groupes armés ont également repris dans le territoire de Masisi, ce qui a mis les civils en danger, conclut Antonio Guterres.