Nord-Kivu: la problématique de protection des déplacés de guerre au centre d’une assise à Butembo
Les structures étatiques et non étatiques de la ville de Butembo se sont assises, ce jeudi 22 Décembre 2022, pour étudier des voies et moyens de minimiser le défi lié à la protection des déplacés de guerre dans la région. Une des salles de réunions des religieuses Orantes de l’Assomption a servi de cadre à cette activité.
Les assises ont consisté d’abord en un débat visant singulièrement la cohabitation pacifique entre les déplacés et les structures qui les protègent. Les participants ont en majorité démontré que les déplacés vivent dans de mauvaises conditions puisqu’il y a prolifération d’associations se targuant le toupet d’aider ces vulnérables, alors que au même moment elles accaparent des biens collectés.
Ensuite, d’autre souci évoqué est l’incompréhension au sein des bureaux qui gèrent les déplacés en communes et en ville toute entière.
Pour solutionner, les délégués des structures et des autorités locales ont finalement signé un acte d’engagement de renforcement de la mission d’assister les déplacés à Butembo.
Parmi les résolutions, sensibiliser à la lutte contre les différends entre comités des déplacés et entre les associations qui collectent les dons pour ces nécessiteux, mener des actions communes de plaidoyer en faveur des déplacés et orienter les nouveaux déplacés au bureau de l’Etat civil pour identification, a restitué le président des forces vives de Butembo.
« On a pensé qu’il est impérieux qu’on arrive à harmoniser pour que ces organisations arrivent à venir en aide à ces déplacés ; nous étions avec les structures locales et puis les services étatiques. Le maire lui-même était dans les assises. Nous pensons que les résolutions auxquelles nous venons de nous convenir vont nous aider à recadrer les choses », estime-t-il.
Pour le suivi de ces engagements, un cadre a été constitué à la fin de l’activité. Il sera animé par la Société civile, forces vives de Butembo, le Forum urbain des questions humanitaires, le Conseil urbain de jeunesse et le service local de Genre, famille et enfant. AVSI, est l’organisation de protection communautaire qui apprête construire dans l’urgence un bureau urbain du Comité des déplacés de guerre. Seul, à ce bureau revient désormais le rôle de collecte et de distribution des biens pour les déplacés, ont décidé les débateurs.
Patrick Kalungwana