RDC : l’ECC condamne l’attentat qui a fait une dizaine de morts dans une église à Kasindi

L’église du Christ au Congo (ECC) condamne l’attentat perpétré le dimanche 15 janvier 2023 a Kasindi dans la province du Nord-Kivu où les fidèles de l’ECC/8e CEPAC pour l’office du baptême.

Pour l’ECC, cet attentat démontre que la consolidation de l’autorité de l’Etat en vue de garantir une paix durable demeure un défi majeur à relever, mais dont la priorité est capitale.

Ce nouvel attentat qui survient dans une province en plein état de siège en appelle l’Etat à redoubler d’efforts  en vue de la protection des paisibles citoyens.

« L’ECC exige que tous les moyens soient mis en œuvre pour initier des enquêtes crédibles en vue d’établir les responsabilités. Elle encourage les forces de défense et de sécurité à assumer à bien leur mission régalienne. L’ECC appelle également le gouvernement à décréter un deuil national en mémoire des victimes lâchement abattues. Aussi, qu’une prise en charge gouvernementale soit assurée en vue d’organiser dignement les obsèques de ses fils et filles du pays. Elle demande au gouvernement de prendre en charge les soins de tous les blessés disséminés dans différents centres hospitaliers », a lancé le Révérend André-Gédéon Bokundoa, président national et représentant légal de l’Église du Christ au  Congo.

André – Gedeon Bokundoa note qu’avec cette nouvelle attaque l’ECC est devenue la cible des terroristes. Il a invité toutes les communautés de l’ECC à compatir avec l’église du Nord-Kivu.

« Elle décrète ainsi trois jours de prières et d’actions de grâces en faveur des familles éplorées et invite toutes les  Communautés membres de l’ECC à  accompagner l’ECC/8e CEPAC pendant ces jours d’épreuves », a-t-il rappelé.

Les alentours de ce poste-frontière important entre l’Ouganda et la RDC sont marqués par plusieurs attaques des combattants ADF particulièrement sur la route Beni-Kasindi.

Ce mouvement est suspecté étant donné qu’il s’est illustré ces derniers mois par ce modus operandi.

Selon le groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, au cours de l’année dernière, plusieurs attentats à l’engin explosif improvisé ont confirmé que les ADF avaient opté pour des opérations plus visibles et plus meurtrières en utilisant notamment des attentats-suicides, en s’appuyant sur un réseau et des cellules opérationnelles bien établis.

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