Butembo : « Lorsqu’on arrête quelqu’un, ça ne donne pas droit à un officier judiciaire de rester avec lui pendant plus de 48h », (CIFDH)

Le Centre international de formation en droit humains et développement (CIFDH) rappelle qu’avant toute arrestation, l’accusé devrait normalement en savoir le motif. Puisque, démontre-t-il, le contraire constitue une violation des droits humains et un non-respect de la loi. Ce rappel à l’ordre a été fait à l’issue de ses échanges avec les autorités militaires basés à Mihake, au nord de Butembo, ce jeudi 26 janvier 2023.

Selon Kakule Musayi Jean-Baptiste, coordonnateur provincial du CIFDH, depuis l’installation des positions militaires au nord de la ville de Butembo, les droits humains sont de plus à plus moins respectés.

Ceci se passe surtout en cas de bouclage où les victimes n’ont même pas le temps de savoir pourquoi elles sont arrêtées. Une autre question déplorable pour cette organisation est le rançonnement des innocents avant leur libération.

Ainsi, le CIFDH appelle les autorités militaires à redéfinir des nouvelles stratégies d’arrestation ou interpellation, surtout au nord de la ville de Butembo.

« L’arrestation a des procédures à suivre. Lorsqu’on a arrêté quelqu’un, ça ne donne pas droit à un officier de compétence supérieure, de rester avec quelqu’un pendant plus de 48h. Donc, à l’expiration du délai de garde à vue, il faut que la personne soit libérée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente. D’abord, lorsqu’on vous arrête, il faut que vous soyez informé du motif de votre arrestation. Et cela, en langue que vous comprenez, et au besoin appeler les avocats de personnes arrêtées », a-t-il démontré.

Le Centre international de formation en droit humains et développement (CIFDH) promet de poursuivre ses plaidoyers jusqu’au respect de la loi pendant les arrestations et interpellations en ville de Butembo.

Esther Vwiravwahali

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *