Nord-Kivu / Réouverture des routes assiégées par le M23 : pour la société civile, le gouverneur s’expose au piège de l’ennemi  

Le gouverneur Constant Ndima Kongba s’expose au piège de l’ennemi en autorisant l’accès des populations aux zones opérationnelles. C’est la réaction de la société civile, coordination provinciale du Nord-Kivu, à la décision de l’autorité provinciale sur la reprise du trafic sur les routes dans les zones sous contrôle du M23.

D’emblée, le premier vice-président de la structure citoyenne se demande si c’est réellement à l’appel de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) plaidant la cause des opérateurs économiques que le gouverneur répond.

Edgar Katembo Mateso poursuit en évoquant une deuxième inquiétude sur la sécurité des passagers sur les axes concernés par la nouvelle mesure du gouverneur du Nord-Kivu.

« La deuxième inquiétude va dans le sens de voir si le gouverneur n’est pas en train de tomber dans le piège de nos agresseurs qui voudraient conquérir des zones sans être inquiétés en utilisant des boucliers humains. Et en ce moment-là, le gouverneur autorise à la population de pouvoir accéder aux zones sous le contrôle du M23. Il sera difficile aux militaires congolais de pouvoir pillonner ces zones dès lors qu’il y a des civils autorisés à y accéder. En ce moment, le gouverneur risque de tomber dans le piège de l’ennemi qui n’a pas besoin d’être agressé mais plutôt gagné du terrain calmement », démontre-t-il.

La société civile pense que le gouvernement provincial offre aux militaires Rwandais en appui au M23 l’opportunité de s’organiser à partir de Rutshuru, Kanyabayonga, Sake, Kitshanga, Pinga, Mushaki, Masisi et Walikale dès lors qu’on donne passage libre aux civils.

« Les rebelles peuvent se déguiser en marchants, cultivateurs et offrir des services à la population », fait remarquer Edgar Mateso.

Visesa Louangel

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