Beni : au moins 100 morts en une semaine dans 3 collectivités (Société civile)

Une photo prise dans l'Est de la République démocratique du Congo montrant un civil abattu par des ADF. © Bantou Kapanza Son (7SUR7.CD)

Au moins 100 morts en une semaine dans trois collectivités du territoire de Beni. Ce bilan actualisé ce mercredi 15 mars révolte la société civile, coordination provinciale du Nord-Kivu.

Se confiant à RADIOMOTO.NET, le premier vice-président de la société civile au Nord-Kivu se désole déjà que du 8 au 14 mars, l’ennemi se balade dans une zone sans être inquiété et en profite pour tuer innocemment les civils. Le 08 mars 2023 à Mukondi et à Mausa dans le Groupement Malio, Chefferie des Bashu, par exemple, l’ennemi présumé de l’ADF a mis fin à la vie d’au moins 48 personnes avant de prendre en otage plusieurs autres.

Quatre jours après, soit le 12 mars à Kirindera dans le Groupement Masiki-Kalonge, les mêmes présumés ADF ont tué 19 personnes avant d’incendier des maisons et porter disparus d’autres civils non encore localisés jusque maintenant.

« Le 13 mars dans le Groupement Buliki en Secteur Ruwenzori, 17 morts ont été enregistrés », se désole Edgar Mateso.

Un jour après à Mabuku, 17 civils ont allongé la liste de morts. A ce niveau, la société civile se dresse contre l’absence totale de l’autorité de l’État dans les régions devenues théâtres de la cruauté des rebelles.

« Pas de Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ni de Police Nationale Congolaise (PNC) ou agents de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) », rappelle la structure citoyenne qui confirme que la zone est abandonnée aux Maï-Maï qui y font simplement leur loi.

Parmi les recommandations de la société civile figure le retrait des Maï-Maï qui règnent en maitres dans les zones fragilisées par l’ennemi de la paix.

« Il n’y a ni FARDC, Police ni ANR. La zone est complètement abandonnée. Les Maï-Maï UPLC qui font simplement leurs lois entre la paisible population. Tout ce que nous demandons aux autorités de la RDC c’est de pouvoir retirer ces Maï-Maï de la zone, restaurer urgemment possible l’autorité de l’Etat et traquer ces égorgeurs qui sont en train de tuer les civils », a-t-il plaidé.

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Visesa Louangel

 

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