Beni : Les 6 morts de Kyavinyonge sont victimes d’un conflit qui date de plusieurs années (Armée)
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) fixent l’opinion par rapport aux incidents survenus à Kyavinyonge dans le territoire de Beni, le soir de samedi 08 avril 2023. Après deux jours des enquêtes, l’armée loyaliste explique que la mort de 6 personnes est une conséquence d’un conflit qui date de plusieurs années entre l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et la population civile.
Dans sa communication à travers une dépêche parvenue à la presse le matin de ce mardi 11 avril, l’armée congolaise note avoir réalisé des interviews avec plusieurs témoins qui ont assisté directement ou indirectement à cet événement qui a coûté la vie à 6 jeunes et enregistré au moins 13 blessés.
« Les responsables des structures de la société civile et le chef du village ont été également été auditionnés« , note le porte-parole du secteur opérationnel Sokola I Grand Nord.
Et d’ajouter que « la commission a constaté qu’il existe le conflit qui date de plusieurs années entre l’ICCN et la population qui veut à tout prix entreprendre des activités champêtres, et construire même des habitations dans le parc national de Virunga« .
Le Capitaine Anthony Mualushay note que les 6 personnes ont reçu les coups de balles pendant que l’armée faisait face « à une centaine de jeunes d’autodéfense appelés localement Wazalendu, qui sont dans le parc pour protéger, selon eux, leur Baraza« .
Toutefois, l’armée annonce avoir arrêté les deux commandants des FARDC et des ECOGARDES qui ont conduit leurs éléments dans la destruction des huttes à la limite entre les territoires de Lubero et Beni. Elle promet aussi, dans un proche avenir, une rencontre entre les représentants de la population de Kyavinyonge, l’ICCN et FARDC pour trouver une solution durable à ces conflits qui semblent profiter aux ennemis de la paix et des politiques en mal de positionnement.
Pour rappel, les blessés lors de cette incompréhension sont en plein suivi médical à l’hôpital général de référence de Kyondo.
Visesa Louangel