Butembo : des victimes du déguerpissement à Rughenda dénoncent la légèreté de la commission instituée pour régler pacifiquement le « conflit foncier Mboko »
La descente effectuée samedi 22 avril 2023 par la commission chargée de régler pacifiquement le conflit Mboko de Mutitiro au quartier Rughenda afin de se rendre compte des limites du terrain conflictuel semble tourner à l’avantage de Muhindo Mboko. C’est ce que perçoivent des victimes de déguerpissement de Rughenda. Elles constatent une certaine légèreté dans le traitement du conflit.
Dans une lettre d’indignation contre le président de la commission chargée de régler pacifiquement l’affaire Mboko, adressée au maire de Butembo le mardi 16 mai 2023, les victimes dénoncent et désavouent la réapparition et la participation du greffier Mwez Shamaranda.
Celui-ci était déjà mis hors commission par le maire parce que pointé du doigt par les victimes des déguerpissements. Les victimes lui reprochent de travailler à l’avantage de Mboko que de se soumettre à la neutralité.
Dans cette lettre, les victimes dénoncent aussi les menaces que « les autorités de Butembo profèrent à Matata Bienfait, porte-parole de victimes du déguerpissement de Rughenda.
Ainsi, les déguerpis recommandent le remplacement du président de la commission de règlement pacifique du conflit par un autre membre de la commission.
Le renforcement des mesures sécuritaires à l’endroit de leur porte-parole est aussi un besoin qu’elles expriment. Un autre vœu des victimes est de voir le maire de Butembo punir certaines autorités qui ont déjà fait du dossier Mboko un fonds de commerce.
« Il n’y a jamais eu des fruits. Nous lui avons demandé de faire un rapport à l’autorité urbaine qui l’avait nommé. Il risquerait de faire de ce dossier un gagne-pain. Nous voulons que le président de la commission soit remplacé. Nous vous signalons aussi que nous sommes victimes des menaces des certaines autorités, qui ont des comptes à rendre peut-être au camp Mboko », a déclaré Matata Bienfait.
Léonce Muliwavyo