Butembo : le métier de mototaxi déstabilisé notamment par l’insécurité en 2023 (RETAC)

La situation socio-économico-sécuritaire du pays n’a pas permis aux conducteurs de mototaxi de bien exercer leur métier durant l’année 2023. C’est ce qu’a indiqué Kasereka Malule Jérôme, secrétaire du Réseau des taximen du Congo (RETAC). Ce, au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET ce vendredi 29 décembre 2023 à son office de travail.

Evaluant l’an 2023, Jérôme Malule a salué le changement de mentalité des taximen, membres de différentes associations.

Selon lui, nombreux se sont affiliés à des sociétés de microfinance dans le but d’épargner. Cela, malgré les défis auxquels ils sont confrontés. Parmi les grands défis, il cite l’insécurité.

A l’en croire, certains conducteurs de moto taxi ont été tués, d’autres ont été blessés et d’autres encore ont vu leurs engins être emportés ou incendiés dans plusieurs endroits de la région de Beni-Lubero-Ituri par des bandits.

Le secrétaire du RETAC déplore aussi la hausse du prix du carburant et la multiplicité de barrières sur différents axes routiers qui n’ont pas permis aux taximen de tirer le bénéfice de leur carrière.

« Nous avons été confronté à des taxes qui sont illégales. Mais aussi, nous avons perdu beaucoup de nos taximen dans des situations qui sont confuses. Il s’est ajouté la hausse du prix de carburant. Toute l’année, le litre a été maintenu entre 3500, 400 voire 5000 FC. Il s’ajoute au problème lié au taux de change », a-t-il fait remarquer.

Pour résoudre ces différents problèmes, Jérôme Malule demande aux taximen de participer à la recherche de la paix. Au gouvernement, il demande de prendre ses responsabilités en mains pour restaurer la paix, la sécurité et la stabilité économique afin de permettre aux taximen d’exercer leur métier sans difficultés.

« J’appelle les taximen à la participation à la sécurité de la ville de Butembo, en territoire de Lubero et dans d’autres recoins. Nous voulons circuler librement et on a souvent dit que la sécurité est une affaire de tous. Au-delà des autres aspects qui doivent être garantis, le gouvernement doit s’activer pour que nous puissions vaquer librement à nos occupations », a-t-il insisté.

Le secrétaire de cette structure souhaite ainsi une heureuse nouvelle année aux membres de RETAC et préconise la capitalisation du métier de taximan pour être utile dans la communauté.

Joëlle Mwenge

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