Rutshuru : le M23 kidnappe au moins 7 personnes à Munanira

Les terroristes du M23 ont kidnappé, depuis la nuit de lundi 15 janvier dernier, au moins 7 personnes à Munanira dans le groument Jomba en territoire de Rutshuru, aujourd’hui sous contrôle du M23. La dénonciation est contenue dans un communiqué de  l’organisation dénommée Conseil pour la Protection et la Promotion de la Femme et l’Enfant, CPPFE.

La coordonnatrice du CPPFE explique que les rebelles ont rencontré les personnes prises en otage, chacune, dans son ménage. Neema Serutoke Claudine ajoute que ces citoyens congolais, tous des hommes, sont dans une destination jusqu’ici inconnue.

A part le kidnapping des civils, le CPPFE parle de plusieurs autres exactions et cas de violation de droits humains par lesquels s’illustrent les terroristes du M23. Il note ainsi que des hommes et jeunes sont déjà rendus invalides par des tortures leur infligés lors des travaux forcés de construction des tunnels dans leur base militaire du M23 à Chanzu.

Certains, pour échapper à cet au recrutement forcé, ont fui la zone, abandonnant ainsi leurs femmes et enfants, déplore Neema Serutoke Claudine, coordonnatrice du CPPFE.

« Il s’agit des travaux qui s’exécutent dans la base du M23 à Chanzu. Ils obligent les hommes et les jeunes garçons à effectuer ces lourds travaux dont le transport de troncs d’arbres trop lourds. Alors, suite à ces travaux forcés, plusieurs hommes ont fui la région abandonnant leurs familles. Et 4 hommes ont des épaules fracturées et ne peuvent plus rien », a-t-elle regretté.

Outre ces actes, cette militante des droits humains cite la découverte le même lundi, de 4 corps sans vie dont celui d’une mère et son bébé à Birambizo dans le groupement de Bukombo toujours en territoire de Rutshuru. Ce qui amène à 20, le nombre de personnes tuées par les M23 dans le territoire de Rutshuru du 24 décembre 2023 au 4 janvier 2024.

 

Vue cette situation, le Conseil pour la Protection et la Promotion de la Femme et l’Enfant (CPPFE) estime qu’il s’agit d’une urgence de libérer cette population meurtrie.

« Nous demandons au gouvernement de traquer au plus vite ces terroristes ainsi que ceux qui le soutiennent pour que ces hommes reviennent et prennent soin de leurs familles. Aussi, il faut que les blessés reçoivent de soins adéquats pour leur rétablissement physique. En cas où le gouvernement n’agit pas en temps, nous craignons que les rebelles se rabattent sur les femmes et les enfants pour exécuter ces travaux, et cela sera une catastrophe », a-t-elle plaidé.

C’est depuis plus d’une année que le M23-RDF règne sur plusieurs entités des territoires de Masisi et Rutshuru. Il y a quelques heures, les FARDC ont annoncé le début des opérations conjoints avec les forces de la SADC pour mettre fin à cette guerre du M23.

Stanley Muhindo

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