Beni : au-moins 9 morts dans une nouvelle attaque ADF à Mayi-Moya

Le village de Mayi-Moya a été la cible d’une nouvelle attaque attribuée aux rebelles d’Allied democratic forces (ADF), la nuit du lundi 19 à ce mardi 20 février 2024. Au moins 9 personnes ont été tuées par arme blanche et à feu au quartier Mahembe, à l’entrée sud de ce village. Une désolation de la société civile locale qui parle de la négligence de l’armée.

Ce village est situé à une dizaine de kilomètres au nord de la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. Selon les sources surplace, les rebelles ont surgi dans cette entité autour de 21 heures avant de s’attaquer aux civils comme dans leur mode opératoire.

9 personnes ont été tuées notamment 6 hommes et 3 femmes. Parmi les victimes figurent un enseignant de l’Ecole primaire Mapobu de la place et un jeune étudiant d’une université fonctionnant en ville de Butembo.

Outre les morts, nos sources parlent des disparus dont un écolier et des biens pillés, aux côtés des animaux de la bassecour emportés par les assaillants.

Une femme, qui a requis l’anonymat, témoigne que les assaillants ont tenté de forcer la porte de sa maison. Elle déplore l’incendie de son kiosque avec toutes ses marchandises.

« Nous avons été attaqué cette nuit par les assaillants. Ils nous ont brusqués et nous n’avons pas su fuir. Nous nous sommes juste enfermés dans la maison. Ils ont toqué sur la porte en me demandant d’ouvrir. Ils étaient tellement nombreux et rapide dans leur opération. En me réveillant ce matin, j’ai vu un corps allongé sur le goudron. C’était un corps d’un enseignant », a-t-elle témoigné.

Cette situation alarme la société civile de Mayi-Moya qui dit avoir alerté les services de sécurité avant le temps. Son président, Yango Bwema, déplore aussi l’incendie de deux vérandas coutumières de la notabilité Banoli-Liva.

« Il y a deux vérandas des chefs coutumiers qui ont été incendiés. Ça c’est joué avec notre rite. Nous sommes vraiment désolés de cette situation. C’est une cinquantième attaque depuis que les terroristes nous endeuillent ici à Mayi-Moya. On a essayé d’alerter mais rien n’a été fait », a-t-il regretté.

Au lendemain de cette attaque, des groupuscules d’habitants étaient visibles sur les lieux du drame. Ces derniers essayaient de comprendre ce qui s’est réellement passé cette nuit. Au centre de ce village, les  activités socio-économiques  ont tourné  au ralenti et les écoles n’ont pas pu ouvrir  leurs portes.

Il sied de signaler que cette attaque est la quatrième à l’espace de trois jours dans un rayon d’au moins trois Kilomètres.

Samy Kitha

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