Beni : la vie reprend son cours normal à Mayi-Moya après une attaque rebelle qui a fait 9 morts
La vie reprend, peu-à-peu, son cours normal au village de Mayi-Moya, situé à une dizaine de kilomètres au nord de la commune d’Oïcha. Ce, plus d’une semaine, après l’attaque ayant couté la vie à 9 civils. Bien qu’avec timidité, les activités économiques et scolaires ont, par exemple, déjà repris il y a peu.
Dans un entretien avec RADIOMOTO.NET ce mercredi 28 février 2024, le rapporteur de la société civile locale affirme que dans presque tous les secteurs, les activités ont déjà repris.
Selon Florent Mbilinga, les activités commerciales vont bon train mais les écoles connaissent toujours des faibles effectifs d’apprenants depuis lundi dernier.
« Après une semaine de l’incursion des ADF ici à Mayi-Moya depuis mardi dernier, où les djihadistes avaient tué 9 personnes, il y a quand-même l’accalmie qui se manifeste. Il y a des activités scolaires qui viennent de commencer, sauf qu’il y a réduction des effectifs des écoliers et élèves dans des écoles », a-t-il confié.
En dépit de cette reprise progressive des activités, la peur demeure toujours dans le chef des habitants de la place. Chaque soir, ceux du quartier attaqué se déplacent vers d’autres quartiers qu’ils jugent sécurisés et n’en sortent qu’au petit matin, témoigne Florent Mbilinga.
Il se réjouit toutefois du renforcement des dispositifs sécuritaires autour de Mayi-Moya.
« Il y a encore une peur au ventre pour la population de Mayi-Moya. Celle qui vivait dans l’endroit où l’ADF avait tué, se déplace le soir pour aller dormir dans d’autres quartiers. C’est ça la situation qui est maintenant à Mayi-Moya. Tout Mayi-Moya est maintenant occupé par l’armée », a-t-il rassuré.
Pour rappel, c’était dans la nuit du lundi au mardi 20 févier 2023 que le village de Mayi-Moya avait été ciblé par une attaque attribuée aux ADF. Ce jour-là, 9 personnes avaient été tuées dont un enseignant de l’école primaire Mapobu. Des personnes portées disparues lors de cette incursion ne sont jamais revenues.
Samy Kitha