Beni: la société civile lie la résurgence d’attaques rebelles à la négligence de ses alertes par l’armée
Richard Kirimba, premier vice-président de la société civile du territoire de Beni. Ph. Stanley Muhindo
La recrudescence des attaques meurtrières des rebelles d’Allied democratic forces (ADF) contre plusieurs entités du territoire de Beni et une partie de la ville est la conséquence de la négligence des alertes de la population. C’est ce que pense la société civile coordination territoriale de Beni, qui s’est confié à RADIOMOTO.NET ce vendredi 5 avril 2024.
Son premier vice-président croit que les ADF auraient déjà installé leur site non loin de la route nationale N°4. Encore une fois, il appelle les services de défense et de sécurité à intensifier leurs efforts et à mener des opérations.
Cet animateur de la société civile se dit inquiet de l’activisme de l’ADF dans les contrées périphériques de la ville de Beni mais aussi à cheval avec le territoire de Beni.
Richard Kirimba explique que cette situation est un signe que les ADF se sont installés non loin des grandes agglomérations qu’ils attaquent.
« Tous les villages en cheval entre la ville et le territoire sont en danger. Et même d’autres agglomérations, ça nous inquiète. C’est d’ailleurs un signe qui montre que les rebelles auraient installés leurs différents sites non loin de la route nationale n°4 », a-t-il analysé.
Le premier vice-président de la société civile en territoire de Beni s’inquiète également du fait que les services compétents tardent à renforcer la sécurité dans cette région. Il dénonce ce qu’il qualifie de négligence face aux alertes de la population. Pour lui, les renseignements militaires devraient multiplier leurs efforts pour repérer les cachettes de l’ennemi.
« Donc, les services de renseignements militaires devraient logiquement tout faire pour dénicher là où provient l’ennemi pour venir attaquer les agglomérations. Vous pouvez comprendre que c’est la partie ouest qui est beaucoup agressé aujourd’hui. Les services de sécurité tardent encore à renforcer les dispositifs sécuritaires dans cette partie », a-t-il regretté.
Depuis le début de l’année 2024, l’ADF s’est montré plus virulent et meurtrier. Une centaine de personnes ont déjà perdu la vie suite à des attaques attribuées à ce groupe terroriste, qui opère dans la région depuis plusieurs années.
Samy Kitha