Beni : des déplacés de guerre attaqués par des chiques au site de Linzo

De nombreux enfants déplacés de guerre logeant le site de Linzo, à l’Ouest de Mbau, chef-lieu du secteur de Beni-Mbau, sont frappés par les puces chiques. Ces insectes parasites n’épargnent pas non plus les adultes de ce camp de déplacés. Bien que le personnel du Centre de santé de référence (CSR) de Mbau fournisse des efforts pour appuyer la prise en charge, le besoin en assistance est toujours permanent.

 Récit

 Orteils à l’air, ces enfants estimés à une centaine ont du mal à marcher à cause de vives démangeaisons causées par les puces chiques. Même les adultes victimes de ces insectes parasites ne parviennent pas à passer des nuits paisibles dans ce camp de déplacés de guerre.

Kasongo Ebolapa, Chef du camp de déplacés de Linzo, parle d’une situation difficile. Néanmoins, il salue l’intervention récente des volontaires de la Croix-Rouge et de certains infirmiers.

« Ces insectes se sont multiplié ici. Les enfants ont du mal à marcher. Tout le cas en est victime. Depuis que nous avons abandonné nos villages, nos enfants souffrent tellement et les enfants sont encore-là », a-t-il déclaré.

Ce problème n’est pas le seul qui attaque les déplacés, estimés à plus de 110 ménages. La malnutrition dont souffrent la plupart des enfants, majoritairement des pygmées, est aussi une autre situation difficile à contenir.

Cinq personnes, dont trois enfants, ont perdu la vie dans ce camp depuis le début de l’année. Masika Salima, également déplacée, attribue ces décès aux mauvaises conditions de vie qu’ils traversent.

« En tout cas, c’est une souffrance ici à Linzo. Les enfants sont plus attaqués par les chiques et la malnutrition. C’est vraiment étonnant. Même les adultes. Que les autorités pensent aussi à nous », a-t-elle exhorté.

Le Centre de santé de référence (CSR) de Mbau reconnaît ces problèmes. Les responsables de cette structure sanitaire ont affirmé qu’une équipe de relais communautaires, dirigée par un infirmier, est envoyée dans ce camp de déplacés une fois par trimestre. Et ce, dans le but de mener des sensibilisations sur les règles d’hygiène, mais aussi pour nettoyer et traiter les personnes attaquées par les puces chiques.

Ils en profitent également pour fournir certains médicaments aux nécessiteux. Mais comme on peut le constater, le besoin en traitement et en médicaments est toujours permanent.

Samy Kitha

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