Butembo : le service de l’état-civil alerte sur la carence des actes de naissance dans des hôpitaux
L’obtention des actes de naissances dans des hôpitaux pour les nouveaux-nés n’est plus possible. L’enregistrement de ces bébés à l’état-civil à partir des structures sanitaires devra attendre que le service attitré obtienne des registres, le lot obtenu, il y a au moins une année, étant insuffisant pour tous les enfants concernés en ville de Butembo (Nord-Kivu). C’est la mise au point du chef du service de l’état-civil à Butembo.
Se confiant à RADIOMOTO.NET, ce vendredi 26 avril 2024, Jean-Bosco Kighanda a indiqué que les registres que son service utiliserait dans les hôpitaux sont déjà reversés aux bureaux communaux en faveur des enfants ayant déjà dépassé les 90 jours de vie, le délai requis pour leur enregistrement.
« Nous avions évidemment institué un programme d’enregistrement des enfants dans les maternités. Au moment où les registres étaient disponibles, les activités se déroulaient normalement, il n’y avait pas de difficulté. La maman mettait au monde, directement elle inscrivait son enfant à l’état civil, avant de rentrer à la maison avec l’acte de sa naissance. C’était une bonne manière de rapprocher l’administration à la population. Dès lors que les registres n’ont pas été disponibles, on a été obligé de retourner les agents dans les communes, en attendant qu’on ait un stock suffisant », a-t-il signifié.
C’est dans ce cadre que les registres qui sont dans différentes communes servent, actuellement, au projet d’identification gratuite des enfants dans 30 écoles choisies à Butembo, depuis le 18 avril 2024. C’est un programme de rattrapage qui vise les enfants d’entre 3 mois et 18 ans. Il est financé et appuyé par quelques Organisations non gouvernementales (ONG).
L’opération consiste en ce que des enseignants enregistrent les apprenants n’ayant pas d’acte de naissance, sur fond de la confirmation de leurs parents. Ils apportent, alors, les fiches à l’état-civil qui les acheminent au Tribunal de paix (TRIPAIX), en vue d’obtenir des ordonnances de notoriété.
Après quoi, ces ordonnances sont remises aux communes qui livrent en fin les actes de naissances. Le service de l’état-civil demande aux parents qui veulent enregistrer leurs enfants directement à la maternité de passer, actuellement, à la commune. Il y a des cahier-ministre où sont mentionnées les données identitaires de chaque enfant, gratuitement, en attendant les registres de naissance qui arrivent bientôt pour obtenir des actes de naissance.
Patrick Kalungwana