Beni: le ‘‘Kyaghanda Yira’’ fustige les arrestations d’Alain Siwako et J-P Ngahangondi
L’Association culturelle “Obughuma bw’aba Yira” de la ville de Beni fustige les arrestations simultanées du député élu du territoire de Beni Alain Siwako et de l’ancien député Jean-Paul Ngahangondi, le 26 et 27 avril 2024. Ce, dans les villes de Beni et Goma.
Dans sa déclaration rendue publique le dimanche 28 avril 2024, cette structure culturelle invite la Justice à faire son travail pour établir les responsabilités.
Dans ce sens, l’Association culturelle Obughuma bw’aba Yira ville de Beni note que l’arrestation des honorables Jean-Paul Ngahangondi et Alain Siwako, par l’armée, a été assez surprenante. Cela, surtout avec, selon l’esprit de ce document, un caractère de communication partisane semblable à un règlement des comptes contre ces leaders d’opinions au Nord-Kivu.
Cette association culturelle rappelle, cependant, que ces deux personnalités influentes de la communauté sont parmi celles qui ont décrié depuis plus de 10 ans l’insécurité grandissante dans la région de Beni et de l’Ituri caractérisée par les massacres des populations Nande.
Elle a, également, dénoncé la complicité avérée de certains officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avec les terroristes pour des intérêts personnels caractérisées par l’affairisme. Ce, en démontrant leur implication dans le trafic du cacao et du bois exploités illégalement dans les champs des populations contraintes au déplacement.
Cependant, “Obughuma bw’aba Yira ville de Beni” condamne les menaces proférées régulièrement contre les leaders Nande par le porte-parole militaire des opérations Sokola I, le Capitaine Anthony Mualushayi, remplacé recemment à ce poste.
Au regard de cette situation, cette association culturelle exige que « les honorables députés soient immédiatement présentés devant leurs juges naturels enfin que la justice puisse établir les responsabilités ».
Cette structure culturelle fustige « la communication et la livraison des honorables députés à l’opprobre de l’opinion publique par une communication hasardeuse des porte-paroles de l’armée cachant en elle un acharnement et une intention manifeste d’atteinte à leur honneur ».
Glodi Mirembe