Butembo : Kitsa Sage, cet étudiant de l’UAC qui subvient à ses besoins primaires grâce à la vente des saucisses

« Il est possible de répondre à ses besoins académiques et autres sans attendre le fond de ses parents ». C’est le témoignage qu’affirme Kitsa Kalwahali Sage. RADIOMOTO.NET l’a rencontré, ce vendredi 10 mai 2024.

À part ses activités académiques, ce jeune vend des saucisses. 22 ans, Kitsa Sage n’a que deux ans dans cette activité, mais a réalisé plusieurs projets. Cet étudiant à l’Université de l’assomption au Congo (UAC) a acheté une moto comme moyen de déplacement, des ordinateurs pour ses études, se procure lui-même des syllabus et beaucoup d’autres choses.

« À travers ce travail, je vends des saucisses. Je suis en train de répondre à mes besoins primaires et certains projets. J’ai déjà payé une moto et un ordinateur. Je suis jeune, je dois me débrouiller. Mes parents s’occupent des frais académiques. Moi, j’achète la connexion pour la recherche, des syllabus et des taxis pour des courses. Si on me refoule pour les frais académiques, je peux toucher dans mes poches », a-t-il rassuré.

Comme dans chaque travail, Kitsa Kalwahali Sage traverse des difficultés dans la vente des saucisses. C’est par exemple des clients qui contractent des dettes et ne reviennent plus pour payer.

Malgré ça, Sage Kitsa reçoit des encouragements de plusieurs personnes, même de ses collègues vendeurs de saucisses. Cette situation le pousse à affectionner encore plus son travail et à améliorer ses services, indique-il.

« Plusieurs personnes apprécient mes services. D’autres disent que je suis le meilleur saucisseur. Il y a de fois où je goûte les saucisses des autres, je les trouve meilleurs que les autres. Il y a d’autres saucisseurs qui viennent pour acheter ma marchandise, parce qu’ils l’apprécient », a-t-il ajouté.

Les clients de Sage Kitsa sont pour la plupart des étudiants à l’UAC au site Mirador et Kambali. Ils témoignent de la bonne qualité et quantité de la marchandise.

« (I) Ces saucisses sont bien, vraiment. Elles sont différentes de celles des autres. (II) Ça un bon goût par rapport à celles des autres. (III) Ses saucisses sont très bonnes. Je les trouve meilleures », ont-ils témoigné.

Kitsa Kalwahali Sage prépare lui-même ses saucisses avec un grand soin pour ses clients. C’est ainsi qu’il préfère seulement de la saucisse à la viande de vache. Il reste ouvert à d’autres métiers puisque dans l’avenir, comme parent espère-t-il, ses charges et responsabilités pourraient sans doute augmenter.

Esther Vwiravwahali

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