Butembo : grogne des mouvements citoyens et groupes de pression notamment pour fustiger les tracasseries routières

Des mouvements citoyens et groupes de pression de Butembo (Nord-Kivu) sont descendus dans la rue, ce jeudi 23 mai 2024. Ils ont marché du rond-point dit Takenga jusqu’à la mairie de Butembo, pour déposer un mémorandum à l’autorité urbaine. Le mobile a consisté à réclamer le départ du commandant de la Police de circulation routière (PCR), et celui du Chef de service de renseignements militaires, T2 de la même ville, accusés de tracasser la population.

Dans le message lu devant le Commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, les manifestants soulignent l’impression que ces agents de l’État font une chasse à l’homme en commettant des tracasseries, sans pareilles.

Les révoltés regrettent aussi que ces tracasseries restent impunies, quand bien même les victimes les dénoncent.

« La synergie de mouvements citoyens et groupes de pression de la ville de Butembo exige : au gouverneur militaire d’ordonner la suspension, toute affaire cessante, du major Tony et ses collaborateurs impliqués dans les précités incidents, ainsi qu’Hervé Bengi du T2 Sokola I ; à la même autorité l’espace des services des renseignements en ne laissant qu’un seul bureau T2 à Butembo., comme c’est le cas ailleurs », a déclaré Jean-Pierre Kasma de la LUCHA-Butembo et porte-parole desdits manifestants.

La synergie des mouvements citoyens et groupes de pression de Butembo souhaite que l’autorité provinciale dégage de cette province, les agents du service des renseignements ayant fait plus de 10 ans à Butembo, Lubero et Beni.

Il faudrait également que la Justice militaire amorce des enquêtes afin de soumettre les accusés à la Justice.

L’autorité urbaine a salué le caractère pacifique de la marche des mouvements citoyens et groupes de pression. Il a promis de canaliser leur message à sa hierarchie.

« Nous vous remercions pour ce mémo. J’ai pari comprendre que comme vous l’avez fait de cette manière, vous l’avez fait pacifiquement. C’est ce que nous vous recommandons. En cas de quelque chose, que nous puissions nous rencontrer pacifiquement », a-t-il recommandé.

Outre les manifestants de ce jeudi, plusieurs autres activistes des droits humains ont déjà dénoncé les tracasseries commises par des agents de l’État.

Ngunza Mapasa

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