Commercialisation d’eau à Butembo : le bureau des ressources hydrologiques invite les entrepreneurs à s’identifier

A cette période de carence d’eau, Butembo enregistre une prolifération dentreprises de production, distribution et commercialisation de cette denrée. Le bureau urbain des ressources hydrauliques et électricité en perçoit un danger sanitaire, au regard de la clandestinité dans laquelle plusieurs entrepreneurs travaillent.

Au cours d’un entretien avec des journalistes à son office de travail ce Jeudi 04 Juillet 2024, le Chef urbainAlexandre Kitsa a reconnu qu’il y a des initiatives louables dans la desserte en eau en vue de pallier la rareté de ce produit. Ce, sur fond du partenariat public-privé, selon la Loi congolaise, la Régidéso étant incapable de servir au moins 1 million 200 mille habitants.

Toutefois, Alexandre Kitsa émet le doute sur la qualité de l’eau qu’offrent certains entrepreneurs. Le fait que plusieurs opérateurs de points d’eau, de forages et d’autres sources livrent une eau n’ayant pas subi, d’avance, des analyses, expose les consommateurs à des maladies, interpelle-t-il.

Même si le besoin en eau est une urgence, actuellement, Alexandre Kitsa encourage les initiatives, mais demande aux entrepreneurs de travailler avec les services de l’Etat pour ordonner la production, la distribution et commercialisation de l’eau.

« Ce que nous condamnons, c’est du désordre, le fait qu’on se lève le matin on fait du commerce de l’eau sans avoir contacté l’autorité. La vérité est qu’il y a de l’eau qu’on distribue de l’eau à la population, sans avoir la certification de bonne qualité. Nous avons appelé les intéressés pour nous apporter les bulletins d’analyse, mais personne n’est arrivé avec. Comment collaborer avec des gens qui distribuent de l’eau dont nous n’avons pas la garantie sur la qualité. La clarté de l’eau ne signifie nullement qu’elle est potable. Il faut de l’analyse. Ici, chez nous, les laboratoires compétents sont la Régidésoet l’Office congolais de contrôle. Dès qu’ils communiquent les résultats chimiques, physiques et bactériologiques convenables, nous autorisons le fonctionnement de l’ouvrage. Mais avec la prolifération des points d’eau, des forages sans assurance, c’est dangereux. Plus tard on peut assister aux maladies, sans en savoir l’origine », prévient t-il.

L’exigence de coopérer avec l’Etat avant d’amorcer son initiative n’est pas un étouffement de l’entrepreneur. Mais, c’est une façon pour l’Etat de faire éviter des concurrents déloyaux, dont le travail hors normes peut empiéter sur la vie de la population, conscientise ce fonctionnaire de l’Etat.

Il promet des enquêtes devant déboucher sur la remise de chacun dans ses droits. En outre, Alexandre Kitsa rassure que la Régidéso et ses partenaires s’emploient à améliorer leurs services pour bien offrir l’eau aux consommateurs.

Patrick Kalungwana 

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