Ituri : Les activités pourraient reprendre au théologat Saint Cyprien de Bunia en octobre 2024 (Mgr Marcel Utembi)
Les activités pourraient reprendre au Théologat Saint Cyprien de Bunia vers la fin de l’année 2024. Les modalités portant reprise des activités dans cette maison de formation de futurs prêtres sont contenues dans un décret signé par le président de l’Assemblée épiscopale provinciale de Kisangani (ASSEPKIS), le 03 juillet 2024.
Dans ce document, Monseigneur Marcel Utembi Tapa, Archevêque de Kisangani, mentionne qu’avant la reprise des activités, les séminaristes étudiants de la quatrième année de théologie, année académique 2023-2024, sont soumis à deux stages successifs.
D’abord un stage disciplinaire d’une année à partir du 1ier octobre 2024. « Au terme de ce stage, les apprenants seront évalués, et ceux qui seront jugés admissibles pourront achever l’année interrompue selon les modalités qui leur seront communiquées en temps opportun », précise l’Archevêque de Kisangani.
A en croire ce prélat catholique, c’est après ce premier stage qu’un second, le stage pastoral statutaire, va suivre, et à l’issue duquel les séminaristes seront encore évalués en vue de l’admission au diaconat.
Monseigneur Marcel Utembi note que les 14 séminaristes qui ont été remis à la disposition de leurs évêques avant la décision de leur suspension seront, quant à eux, soumis à un stage disciplinaire de deux ans à partir de 1ier octobre, stage à l’issue duquel les apprenants admissibles pourront continuer leur formation dans un autre séminaire, autre que le Théologat Saint Cyprien de Bunia.
S’agissant de trois autres promotions, la 1ière, la 2ième puis la 3ième de Théologie, ils sont soumis à un stage disciplinaire d’une année avant une évaluation. « Ceux qui seront jugés admissibles reviendront au Théologat pour reprendre à zéro l’année suspendue », fixe Monseigneur Marcel Utembi.
Pour rappel, c’est depuis le 12 avril 2024 que l’année l’ASSEPKIS a suspendu l’année académique 2023-2024 au Théologal Saint Cyprien de Bunia. A la base, l’archevêque de Kisangani évoquait la situation de crise qui engendre un climat malsain et toxique dans les rapports entre formateurs et séminaristes depuis janvier 2024.
A lui de poursuivre que cette situation prouve le manque de confiance mutuelle, met en question la bonne entente, le respect, l’obéissance, la discipline qui doivent caractériser le bon fonctionnement d’un grand séminaire.
Visesa Louangel