Ituri : la décision de l’armée visant à supprimer des barrières illégales sur la RN44 non appliquée

La décision du commandant du secteur opérationnel Sokola I au Grand-Nord, le général-major Bruno Mandefu, interdisant les barrières illégalement érigées par les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sur la RN44, axe routier Makeke-Mambasa, souffre d’application. Prise depuis jeudi 19 septembre, cette mesure a enchanté les usagers de cet axe. Ils s’inquiètent, cependant, du comportement des certains militaires incontrôlés qui ne veulent pas lâcher.

Interrogés, ce dimanche 22 septembre, certains conducteurs de motos qui fréquentent cet axe routier, indiquent que les anciennes pratiques ont repris sur les différentes barrières et positions des militaires congolais.

« C’est maintenant une tracasserie. Ils ont maintenant des bics marqueurs, mais aussi des bâtons. Si tu tentes les échapper, ils peuvent te frapper. C’est comme qui dirait que la mesure du commandant les a encore motivés à menacer davantage la population », s’est plaint l’un desdits conducteurs.

Cette inquiétude est partagée par Rams Malikidogo, un activiste des droits humains au sein de la Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH) du territoire de Mambasa.

Il regrette que les militaires foulent au pied la décision de leur chef hiérarchique, alors que, c’est dans l’armée où règneraient l’ordre et la discipline. Il appelle l’autorité militaire à sanctionner ceux qui boycottent ladite mesure.

« Nous avons salué la mesure sur la suppression des barrières par le général commandant secteur. Néanmoins, nous sommes en train de constater un certain dérapage entre autres au niveau de Makumo. Nous avons vu certains militaires en train d’extorquer l’argent aux paisibles populations. Nous sommes arrivés même à Lukaya, au pont Tuha, où les militaires étaient en train de rançonner les civils… Nous voulons que ces militaires soient traqués et qu’ils répondent de leurs actes », a-t-il émis le vœu.

Le général-major, Bruno Mandefu, avait pris cette décision après avoir échangé avec différentes couches de la population de la chefferie de Babila-Babombi, à Biakato, dans le cadre du renforcement du mariage civilo-militaire. Et ce, pour aboutir aux bons résultats dans la traque des ADF, qui sèment la terreur et la désolation dans cette partie de la province de l’Ituri.

Jonas Aristote Sabuni

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