RDC : le cardinal Ambongo favorable « à tout dialogue qui peut mener à stabiliser’’ l’Est du pays

« Un dialogue, oui ; pourvu qu’il soit sincère ». C’est en tout cas le point de vue du cardinal Fridolin Ambongo Besungu sur le processus de recherche de la stabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Ce prélat catholique s’est exprimé au cours d’un entretien accordé à France 24 ce début du mois d’octobre 2024. Parmi les points nécessitant l’intervention urgente des autorités figurent l’économie et la vie sociale, à en croire le Cardinal de la RDC.

« Notre pays souffre. Les signaux sont au rouge, surtout pour la vie sociale. Le peuple congolais est dans une situation où il ne sait plus à quel saint se vouer. L’économie tourne difficilement. Quand je vois mon peuple, à Kinshasa et à l’intérieur du pays, je me demande souvent ce que ce peuple a fait pour mériter une telle souffrance. Ce qui avait été affirmé, il y a 6 mois, mais je le maintiens avec la seule différence que les choses ne s’améliorent pas », a-t-il décrié.

Par rapport à la sécurité, Monseigneur Fridolin Cardinal Ambongo encourage tous les efforts visant à asseoir la stabilité dans l’Est du pays. C’est ainsi qu’il appuie tout dialogue, pourvu qu’il soit vrai et sincère.

« Pour nous, comme église, nous prions et nous encourageons les dirigeants de la sous-région à prendre au sérieux le contexte actuel, qui est quand même un contexte de dialogue. Le processus qui se fait actuellement à Luanda sous la guidance du président Lorenzo, nous appuyons, nous soutenons cet effort. Mais ça doit être un vrai dialogue, sincère, où on pose le vrai problème pour que le moment où on trouvera un accord, que ce soit vraiment une base pour un nouvel avenir », a-t-il souhaité.

Le prélat s’inquiète par ailleurs du manque de contrôle sur des groupes armés dans l’Est du pays. Dans ce contexte volatil, pour lui, « ce serait une erreur de précipiter le départ de la Monusco ».

Selon le Cardinal, les régions de l’Ituri et du Nord-Kivu sont dans une telle situation humanitaire qu’il faut que la force de l’ONU retarde son retrait.

La Rédaction

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