Nord-Kivu : la société civile du Grand-Nord appelle à une mobilisation pour la « journée sans activité » du 15 octobre
La société civile du Grand-Nord Kivu ne cesse de mobiliser la population pour la journée du 15 octobre 2024 prochain. Dans une déclaration rendue publique samedi 12 octobre 2024, les coordinations urbaines et territoriales de cette partie du Nord-Kivu décrètent la journée de mardi, une journée sans activités, mais une journée de prière en mémoire de toutes les victimes de massacres des ADF dans la zone.
Un culte œcuménique s’organise au stade de Ngadi à l’entrée nord de la ville de Beni.
La société civile souhaite mobiliser des fonds pour la construction d’un mémorial.
« Un mémorial de tous les massacres sera construit en ville de Beni, commune Ruwenzori, quartier Nzumwa, voire entrée de l’aéroport de Mavivi. Le mardi 15 octobre 2024 est décrété journée commémorative et d’alerte. Cette journée de mardi sera sans activité dans le Grand Nord-Kivu. C’est-à-dire dans le territoire de Beni, de Lubero, en ville de Beni et de Butembo en mémoire de toutes les victimes. Un culte œcuménique pour cette circonstance est prévu au stade de Ngadi », a déclaré maitre Pépin Kavota, président de la société civile de la ville de Beni qui a lu la déclaration.
La même structure demande à tous les habitants du Grand-Nord et ceux des autres zones touchées par les massacres de s’habiller en noir, signe de deuil.
Et tout croyant doit se rendre le matin de mardi, dans son lieu de prière afin d’implorer l’Éternel pour l’avènement de la paix. Le même message est réitéré par la délégation de la communauté Nande qui est allée à Kinshasa rencontrer le Chef de l’État le 11 mai dernier.
Dans un communiqué signé par son président, Mgr Isesomo Adolphe, cette structure affirme que le président de la République a décrété le 15 octobre 2024 comme Journée commutative pour les victimes de massacres des ADF et M23 au Nord-Kivu comme en Ituri. Mgr Isesomo mobilise lui aussi la population à prendre part aux activités prévues ce jour.
Stanley Muhindo