Butembo/Interdiction des tapages nocturnes et diurnes : ‘‘La sensibilisation a atteint 50%’’ (SOCODA)
Un mois s’est écoulé depuis que la Société congolaise des droits d’auteurs et droits voisins (SOCODA) a annoncé l’interdiction des tapages nocturnes et diurnes en ville de Butembo (Nord-Kivu). Jusque-là, la campagne de sensibilisation a atteint au moins 50% de tenanciers des maisons productrices des sons. C’est l’assurance du chef de l’agence de la SOCODA-Butembo au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET, ce jeudi 17 octobre 2024.
Selon maitre Merveille Kambale Kikusa, la sensibilisation a d’ailleurs contribué à la baisse du nombre des plaintes reçues. Néanmoins, il reconnait que beaucoup restent encore à faire, du fait que tous les concernés ne se sont pas encore appropriés la mesure, celle de diminuer le volume des instruments produisant des sons à au plus 20%.
« Nous avons constaté avec vous que cette mesure n’a pas été respectée à 100%. Il en a ceux qui ont respecté la mesure et d’autres qui, jusque-là, ne l’ont pas respecté », a-t-il déclaré.
Le chef de l’agence de la SOCODA-Butembo rappelle encore aux tenanciers de cabines de téléchargement des musiques, bars, des églises, des boutiques de vente des appareils électroménagers de respecter la mesure déjà arrêtée. Ce, pour éviter de subir la rigueur de la loi.
« Nous avions dit dans la mesure que nous avions prise avec l’autorité urbaine que le contrevenant subira la rigueur de la loi. Donc, nous rappelons à la population de Butembo que le tapage diurne et nocturne constitue une infraction de droit commun. Tous ces gens-là que nous allons surprendre en train de hausser le volume à un degré de plus de 20%, ils subiront la rigueur de la loi », a-t-il prévenu.
C’est depuis le 13 septembre 2024 que la SOCODA agence de Butembo a frappé d’interdiction des tapages diurnes et nocturnes sur toute l’étendue de la ville. Le chef urbain de cette société se référait à la décision du ministre national de la Justice, Constat Mutamba qui a déjà instruit au Procureur près la Cour de cassation de traquer tous les auteurs pollutions sonores.
Joëlle Mwengevalwahi