Oïcha : des déplacés de guerre remercient MISEREOR et CDJP qui les assistent
Des déplacés de guerre, bénéficiaires des services de la Commission diocésaine Justice et Paix (CDJP) et MISEREOR en commune rurale d’Oïcha, expriment leur gratitude à leurs bienfaiteurs. C’était au cours de la visite de Madame Astrid, chef de programme de MISEREOR, le lundi 21 octobre 2024.
Les écoliers déplacés de guerre, par exemple, ont remercié tous ceux qui ont contribué pour qu’ils aient des kits scolaires. Ils reconnaissent que ces objets classiques les ont aidés à bien terminer l’année scolaire 2023-2024.

« (I) Nous disons merci d’avoir songé à nous en nous donnant les uniformes, mallettes, cahiers. Nous disons sincèrement merci à MISEREOR. (II) Ainsi, nous vous demandons de continuer avec votre savoir-faire et savoir-être. Nous prions que d’autres organisations suivent ce modèle de l’organisation Justice et Paix », ont-ils exhorté.
Les enseignants, de leur côté, ont reconnu que la formation sur l’éducation à la paix a permis aux écoliers de casser les barrières entre eux. Ils ont témoigné que certains enfants ne sont plus agressifs à l’égard de leurs camarades. Les enseignants souhaitent que ces formations soient multipliées pour plus d’efficacité.
« (I) Nous avons également bénéficié de l’éducation sur la paix et la tolérance. Cette formation a eu de l’impact sur tous les acteurs éducatifs. Par exemple, chez les enseignants, il y a une nouvelle perception de la paix et la tolérance. (II) Les enseignants ont développé un esprit d’écoute, la capacité de bien gérer les conflits. Chez les écoliers, par exemple, il y a une diminution des bagarres, d’agressivité, de violence, les enfants ont développé le sens du pardon », ont-ils témoigné.
Enfin, les hommes et les femmes bénéficiaires de l’accompagnement psychosocial ont affirmé que les séances avec les assistants psychosociaux de la CDJP leur ont permis de reprendre les esprits et avoir de nouveau le goût de vivre.
« (I) Lorsque nos formateurs ont compris l’état malheureux dans lequel nous étions, ils se sont beaucoup occupés de nous. Ils nous ont soutenu. Nous disons merci aux formateurs qui nous ont encadré. (II) Nous étions très malades. Nous avions des cauchemars toutes les nuits. Nous étions devenus agressifs, nous étions malheureux. Mais par l’accompagnement de nos encadreurs, nous avons commencé à dormir, nous avons déjà l’appétit de manger, grâce aux différentes séances de formation », ont-ils avoué.
En réalité, plusieurs déplacés de la commune rurale d’Oïcha vivent avec les traumatismes atroces suite aux événements qu’ils ont vécus et les besoins actuels pour lesquels ils ne sont pas à même de trouver de solutions.
Kakule Kilumbiro