Beni : des commandants de l’armée appelés à renforcer le moral de leurs troupes 

La société civile du territoire de Beni invite les commandants des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à renforcer le moral de leurs troupes. Ce, pour éviter l’infiltration de l’ennemi dans la communauté. 

L’exhortation de la structure citoyenne fait suite aux crépitements des coups de feu dans la commune d’Oïcha et ses environs, la soirée du lundi 16 décembre 2024. Ces tirs provenaient des militaires des FARDC qui quittaient le nord du groupement Bambuba-Kisiki pour se diriger vers la ville de Beni. 

Cette situation a plongé la population dans la panique, craignant une incursion des rebelles d’Allied democratic forces (ADF). Dans cette psychose, une femme d’une soixantaine d’années est décédée d’une hypertension à Nduani, au sud de la commune d’Oïcha. 

Au-delà de cela, des patients alités dans différentes structures sanitaires ont fui, pensant à une incursion rebelle. 

La société civile du territoire de Beni se dit choquée par ces événements. Son président, Omar Kalisya, condamne le comportement de certains éléments des FARDC qui tirent sans raison valable dans diverses localités du territoire de Beni. 

Il craint que l’ennemi ne profite de cette situation pour nuire à la population. Cet acteur des forces vives appelle donc les commandants des FARDC à renforcer le moral de leurs troupes et à leur rappeler l’importance de la discipline. 

“Il y a eu débandade d’Eringeti, Oicha, Mbau jusqu’à Mavivi suite aux crépitements des balles causées par les militaires. Ce qui a créé des dégâts. Les malades ont fui. Nous condamnons fermement cette attitude. Nous appelons les commandants des troupes à faire régner l’ordre et la discipline qui sont la mère des armées. Nous demandons notre population au calme et à être sereine. Nous devons accompagner l’armée parce que la lutte est noble”, a-t-il conscientisé. 

Il convient de noter que les territoires de Beni et Lubero font face à l’activisme des ADF depuis plusieurs années. Cette situation a déjà provoqué le déplacement de plusieurs habitants vers des milieux supposés sécurisés.

Samy Kitha

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