Beni : des déplacés de guerre s’engagent à lutter contre le M-pox dans la zone de santé d’Oïcha
Des déplacés de guerre s’engagent activement pour couper la chaîne de contamination de l’épidémie de Mpox. Cette mobilisation fait suite à la notification d’un cas confirmé de cette maladie dangereuse dans le site de Luvangira. De son côté, la zone de santé d’Oïcha déploie tous ses efforts pour lutter contre cette zoonose. L’infirmier superviseur, qui s’est exprimé le mercredi 15 janvier, a annoncé des plaidoyers visant à faciliter la vaccination des personnes à risque élevé.
Dans le site où le cas a été confirmé lundi dernier, la mobilisation est à son comble. Les déplacés de guerre prennent conscience de la gravité de cette maladie. Kombi Bernard, chef du bloc Mwangaza, sensibilise les familles déplacées sur l’importance de se protéger contre cette zoonose.
“C’est comme on dirait une 2ᵉ guerre qui nous arrive. À tous les déplacés de guerre qui ont des lavabos, installés les. Protégeons-nous”, a-t-il conscientisé.
Au sein de ce site, les déplacés de guerre vivent entassés dans des logements très proches les uns des autres. Cette promiscuité suscite des inquiétudes chez Mawazo Esther, une déplacée de guerre. Elle appelle ses pairs à redoubler d’efforts pour respecter les règles d’hygiène, malgré leur vulnérabilité en termes de ressources.
“Ici au site, c’est grave. Nous sommes entassés. Les toilettes, n’en parlons plus. Mes chères, efforçons-nous dans la propreté”, a-t-elle sensibilisé.
La zone de santé d’Oïcha se mobilise pour faire face à cette épidémie, qui a déjà causé de nombreuses victimes dans le pays, affirme l’infirmier superviseur Kule Kyusa. Ce dernier confirme le recensement des contacts et annonce des plaidoyers pour faciliter leur vaccination.
Pour rappel, le premier cas confirmé de Mpox a été signalé dans la zone de santé d’Oïcha par l’administrateur assistant de Beni, le lundi 13 janvier dernier. La victime est un nourrisson de deux mois, issu d’une famille déplacée, logeant dans le site de Luvangira, situé dans le quartier Oïcha Premier, en commune d’Oïcha.
Sam Kitha