Lubero : les forces vives de Bapakombe déplorent les dégâts enregistrés lors des attaques des ADF
Les forces vives du groupement Bapakombe déplorent d’énormes dégâts enregistrés suite à l’activisme des terroristes de l’ADF dans cette partie du territoire de Lubero. Désolation exprimée lors de la prière pour la paix et le repos des âmes des victimes des massacres des ADF, mardi 21 janvier 2025.
Le culte a été célébré à Kambau, chef-lieu dudit groupement. Pour commencer, dans sa prédication, le pasteur Lipumbu a prêché la foi, précisant que la souffrance est éphémère.
Dans leur mémorandum lu devant les autorités militaro-coutumières, les forces vives de ce groupement du secteur des Baperedéplorent d’énormes dégâts humains et matériels, parmi lesquels l’incendie des maisons et le pillage des bétails, aux côtés de plusieurs morts dans cette entité coutumière.
Elles plaident pour le renforcement du mariage civilo-militaire tout en saluant les efforts consentis par les forces mutualisées FARDC-UPDF aux côtés des jeunes résistants dans l’agglomération de Kambau.
« A part la perte de vie de nos frères et sœurs, nous avons connu des souffrances atroces, des maladies, des déplacements massifs et des pertes énormes de biens, l’incendie des maisons et même des motos, le vol des biens et du bétail ainsi que la vente des animaux domestiques à un prix très réduit sans le consentement du propriétaire. Nous recommandons ce qui suit à la population : d’être vigilante et de renforcer le mariage civilo-militaire », recommande Kakule Wayirewavene Germain, coordonnateur de la nouvelle société civile locale.
Les habitants, quant à eux, saluent l’initiative des sociétés civiles dans le cadre de réunir les couches de la population pour implorer le retour de la paix.
« (1) Nous disons grandement merci d’avoir organisé cette cérémonie concernant le massacre de nos confrères, nous avons beaucoup apprécié. Nous remercions notre force de la RDC de nous avoir protégés. (2) Je sais que la société civile veut que nous ayons la paix dans notre entité. Je suis réjouit parce que ça console nombreux qui étaient abbatu par les massacres », indiquent certains habitants.
Selon des sources coutumières, plus de 100 civils ont été tués par les sanguinaires ADF, alors que d’autres corps n’ont jamais été vus. Plusieurs autres personnes sont portées disparues depuis l’avènement des rebelles ADF dans le groupement des Bapakombe.
Augustin Kasigha& James Lusenge