Escalade de la violence à Goma : maître Katembo Mirembe invite les victimes à déclarer les cas auprès des défenseurs des droits humains

Maître Katembo Mirembe, président de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) en ville commerciale de Butembo.

Les victimes des diverses violations commises dans les zones rongées par l’insécurité doivent toujours dénoncer auprès des acteurs des droits de l’homme les plus proches. Appel lancé ce samedi 15 février 2025 par maître Katembo Mirembe, défenseur des droits de l’homme au sein de la convention pour le respect des droits de l’homme CRDH Butembo-Lubero.

Il affirme que de nombreuses personnes sont actuellement victimes des violations commises dans les zones sous contrôle du M23 et des différents groupes armés. Maître Mirembe reconnait la difficulté des ONGDH à accéder aux données. C’est ainsi qu’il appelle les victimes à faciliter la tâche aux défenseurs de droits humains en les approchant pour une documentation consistante.

« Nous appelons la population à ne pas se taire lorsqu’il y a violation des droits de l’homme. On a tué d’une manière inhumaine, ne manquez pas de déclarer. On a pillé vos biens, ne manquez pas de déclarer. Donc, nous appelons la population à ne pas se taire toutes les fois qu’elle se voit victime de la violation des droits humains, parce qu’une fois l’auteur identifié, les appareils judiciaires sont toujours en mouvement pour voir comment appréhender les auteurs des infractions, surtout si les auteurs sont dans le camp de la partie contrôlée par les forces loyalistes », conseille Maître Katembo Mirembe.

Disons que dans plusieurs zones contrôlées par les groupes armés, dont les M23, aucune organisation de défense des droits humains, moins encore acteur de la société civile, n’est autorisée à œuvrer. Plusieurs ont d’ailleurs pris fuite, craignant pour leur sécurité.

Rosette Kamukehere

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