Guerre dans l’Est de la RDC : « l’heure n’est plus aux discours politiques, plutôt aux actions visant le retour de la paix » (Paluku Kasayi Junior)

L’heure n’est plus aux discours politiques, plutôt aux actions visant à ramener la paix en République démocratique du Congo, actuellement sous agression étrangère. Analyse faite ce samedi 15 février 2025 par Paluku Kasayi Junior. Il réagissait aux propos tenus la veille par le chef de l’État Félix Tshisekedi en Allemagne.

Le président congolais, qui a séjourné dans ce pays pour participer à la conférence de Munich sur la sécurité, a encore une fois de plus accusé son prédécesseur Joseph Kabila de soutenir le M23. Au cours d’une interview avec Radio Moto Butembo-Beni, Kasayi Junior, secrétaire du conseil de la jeunesse en ville de Butembo et analyste de faits sociopolitiques, a orienté son analyse sur deux volets.

Pour lui, ce discours peut être un acharnement politique vu que les relations entre Tshisekedi et Joseph Kabila ne sont plus au bon fixe.  Il croit aussi qu’au lieu d’un discours, le président qui a des preuves passerait à l’acte après enquête et arrêterait le président honoraire.

« Ses discours, si on mène une analyse objective, font croire à l’opinion nationale et internationale qu’il est en tout cas le défenseur de la paix et que ce n’est pas lui le méchant, parce que c’est un discours pointeur du doigt. Mais alors les enquêtes peuvent être entamées. Le président de la République devrait prendre en main les éléments qu’il a pour déclencher une enquête internationale ou régionale. Pourquoi pas donner les éléments à la CPI pour qu’elle puisse mener une enquête indépendante ? », se demande-t-il.

Pour Kasayi Junior, la population longtemps meurtrie n’attend des autorités que des actions concrètes pour résoudre les problèmes qui secouent le pays.

« À l’heure actuelle, on n’a plus besoin des discours. La population est en train de mourir à l’Est de la république, non seulement par le M23, mais aussi par les ADF. Lors que le président prononce de tels discours et qu’aucune action concrète ne s’ensuit, en tout cas nous pensons que c’est taper un peu à côté. S’il a quelqu’un dans son viseur, on suggérait qu’il entame une procédure sérieuse par des juridictions internationales », a-t-il proposé.

Signalons que ces derniers temps, plusieurs entités des provinces du Nord et du Sud-Kivu sont sous contrôle des rebelles du M23. Ce dernier menace d’aller jusqu’à Kinshasa.

Joëlle Mwengevalwahi   

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