Lubero : des activités socioéconomiques reprennent timidement à Kirima 

Une vue du marché central de Kirima dans le territoire de Lubero. Ph. Évariste Mwenge

Des activités socioéconomiques reprennent timidement à Kirima dans le territoire de Lubero ces derniers temps, après le retour de certains habitants. Ces derniers avaient fui les tueries des civils par des présumés rebelles d’Allied democratic forces (ADF) à Masingi, il y a plus de deux mois. 

Kirima est situé à plus ou moins 32 kilomètres entre deux localités Vuvo et Kanyatsi, respectivement en groupements Mwenye et Muhola, dans la chefferie des Baswagha, à l’ouest de la ville de Butembo, sur l’axe Butembo-Manguredjipa. 

Mardi 18 février par exemple, le marché, des boutiques, écoles, officines pharmaceutiques, boucheries et la seule structure sanitaire de la place ont fonctionné avec moins d’engouement contrairement aux jours passés. 

Selon Katembo Mangetse Raphael, vice-président de la société civile forces vives de Kirima, la reprise d’activités est consécutive à une petite accalmie, malgré la présence de plusieurs groupes armés autour et au centre de Kirima, des militaires FARDC et l’arrivée massif des populations sinistrés dans la région. Il invite les habitants ayant fui leurs domiciles à regagner Kirima, car la vie reprend petit-à-petit.

“Nous assistons à un afflux de déplacés de guerre. Mais les activités se déroulent moyennement bien. Les écoles et hôpitaux sont aussi opérationnels. Sauf que la route est moins praticable. Elle mérite une réhabilitation”, a-t-il témoigné. 

Interrogés par RADIOMOTO.NET sur place, des bouchers se lamentent. Selon eux, il s’observe une rareté de bêtes à abattre. Les propriétaires des bêtes les avaient conduites vers des milieux supposés sécurisés, explique l’un d’entre eux : “Nous n’avons plus des bêtes à abattre, car l’insécurité avait causé une psychose. Il n’y a plus des bêtes à abattre vraiment. Avant, nous vendions 1 kg à 15 000 FC. Et actuellement, le prix est resté le même en dépit de la rareté”. 

Sur le terrain, des denrées alimentaires sont étalées au marché, mais avec des prix qui, parfois, sont revus à la hausse, comme celui du sombé. Un tas, qui se vendait entre 500 et 1000 FC, a doublé ou triplé. 

Par ailleurs, les écoliers étudient normalement et passent déjà leur examen à Kirima, exceptés ceux qui ont fui l’insécurité dans la zone. 

Évariste Mwenge

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