RDC : Se vêtir d’une peau d’agneau si le M23 accède à Butembo-Beni, une stratégie pour épargner les vies et l’économie, selon Promesse Matofali

La menace sécuritaire du M23 s’accentue dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le député provincial honoraire Promesse Matofali Yonama invite la population des villes dans le viseur du mouvement rebelle à se vêtir de la peau d’agneau. 

Se confiant à RADIOMOTO.NET ce jeudi 20 février 2025, cet ancien élu de Butembo rappelle l’histoire de l’entrée de l’AFDL qui a couté la vie à plus de 300 civils dans la ville.

Dans son message de compassion à la population de Butembo, Beni et Lubero, ce cadre de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi retient aussi que Goma et Bukavu ont, par exemple connu, des pillages et désordres sans nom suite à la résistance mal orientée.

“Aujourd’hui, nous nous décidons de parler pour vous rappeler un peu l’histoire par rapport de l’entrée de l’ADFL à Butembo. On a connu des pillages, des massacres… ce qui s’est passé au niveau de Kikyo, tout le monde qui était là à l’époque peut s’en souvenir. Mettons de côté les sentiments. À Goma, à l’entrée du M23, il y a eu une résistance. Ce qui a conduit à la mort de plus de 3000 personnes et il y a eu de pillages terribles. Si cette guerre arrivait en ville de Butembo et à Beni, je vous demande tous de vous vêtir de la peau de l’agneau”, a-t-il conscientisé. 

Promesse Matofali invite les opérateurs économiques et commerçants à renforcer la sécurité de leurs boutiques et de mettre certains articles à l’écart.

“C’est un conseil que je donne et c’est à chacun d’en prendre. Une autre chose que je voulais dire, c’est de demander aux opérateurs économiques de renforcer les serrures de leurs boutiques. Mais aussi de voir si on a 10 articles dans une boutique, c’est mieux de laisser un article en échantillon et garder les 9 quelque part, là où ça peut être protégé”, a-t-il conseillé. 

Commentant l’inscription des jeunes à la formation militaire à Nyaleke, l’ancien député provincial pense que le moment n’est pas vraiment approprié puisque, selon lui, les garanties sécuritaires de ces jeunes ne sont pas assurées avec la progression de l’ennemi.

Visesa Louangel

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